Coup de projecteur sur le Rétro

​On se souvient, on réédite, on chine et on s’inspire. Le passé n’a jamais été aussi présent, et c’est souvent tant mieux. Passage en revue de quelques revivals du moment, pas du tout poussiéreux.

Expo, « Wearing Buttons is not enough »


© DR

Bien bien avant l’existence des réseaux sociaux, dans les années 60, pour affirmer ses opinions en un nombre restreint de signes, il y avait les slogans, déclinés via des graphismes créatifs, que l’on arborait sur des tee-shirts ou tout simplement des badges. Une belle collection de ces derniers a été récupérée dans les archives de Garrick Beck, co-fondateur des rassemblements hippies et pacifistes Rainbow Gathering, par Johan et Sofia Leilani Kugelberg qui les exposent chez colette. De quoi constater que ces prises de position contre le nucléaire, la guerre ou les inégalités n’ont malheureusement rien perdu de leur actualité.

Du 8 au 20 mai. 213 rue Saint-Honoré, 1er. Avis aux plus rapides, une rencontre avec les Kugelberg sera organisée ce 8 mai de 16h30 à 18h30.

 

Mode, « Party with Maison Kitsuné »


© Pier Paolo Ferrari

Pour ce printemps, un air sacrément 50’s souffle sur la collection féminine de Maison Kitsuné, dont les créateurs ont choisi en guise d’inspiration, l’univers cinématographique unique du grand Jacques Tati. Un vestiaire rétro-moderne qui décline imprimés joliment désuets, références affichées aux coloris contrastés de la Villa Arpel du film Mon Oncle ou à sa fontaine-poisson, trompe-l’œil et clins d’œil en tout genre, et – un must -, la fameuse silhouette de Monsieur Hulot qui apparaît aux côtés du renard emblématique de la maison.

www.maisonkitsune.fr.

 

Ludo-lucratif, « Retro Arcader » de la Française des Jeux


© DR

En surfant sur la vague du retrogaming, soit la nostalgie des anciens jeux vidéo, FDJ vient tout juste d’enrichir sa gamme de jeux web Illiko Express d’un « Retro Arcader » pixelisé comme sorti des années 80. Où l’on tente sa chance en dirigent un vaisseau pour détruire des symboles avant de voir apparaître son éventuel gain. Plus que jamais, gare à l’addiction.

www.fdj.fr.

 

Chine et autres choses, les Puces du design


© Galerie Bachmann

Evénement phare du genre depuis 1999, les désormais incontournables Puces du design réunissent dans un Village dédié le meilleur des années 50 à 2000, via des pièces en tout genre dûment authentifiées. Mais depuis l’automne 2016, l’événement, dynamique, se pose aussi comme un pont entre les époques avec un Village contemporain qui propose créations prometteuses et icônes d’aujourd’hui. Dans un esprit laboratoire, le collectif 5.5, invité cette année à mettre sa patte sur l’événement, proposera en prime une Rue des designers-makers, mais présentera surtout une expo de « Copies originales » pour s’interroger sur les conséquences de la contrefaçon. 

Du 18 au 21 mai à Paris,  Porte de Versailles, 15ème. De 14h à 22h le jeudi, puis de 10h à 19h. Entrée : 8 € (14 € les 4 jours). www.pucesdudesign.com.

 

 

Plage horaire, Les Baigneuses rétro


© Etam

Cette saison, la marque Etam propose une collection capsule de maillots de bain féminins, inspirés des fifties. Avec des petits noms comme Brigitte, Marilyn ou Grace, les modèles imprimés vichy ou à pois, revisitent la culotte haute, le bustier ou le une-pièce glamour. Qui osera le gros bonnet en caoutchouc fleuri ?

Dès le 15 mai. www.etam.fr.

 

Danse, la folie Brotherswing

© Stephane Sobecki/ Emoticon Wink

A la faveur d’un engouement général pour les chorés d’antan, porté successivement par des films ou séries, The Artist et Mad Men en tête, Brotherswing, la première école de danse swing de Paris (créée en 2002) a vu le nombre de ses élèves grimper en flèche autant que les sollicitations se multipliaient. D’où des participations cinématographiques remarquées, dans le Midnight in Paris de Woody Allen ou récemment, dans le biopic Django, avec Reda Kateb. Pour constater l’ampleur du phénomène, on fait un tour dans l’un des prochains bals swing de la capitale, avant de peut-être s’inscrire à une future session de cours de charleston, de lindy hop ou de rythm’n tap.

Bals swing à la Bellevilloise les 14 mai et 4 juin, au Cabaret Sauvage le 20 mai et à La Java le 9 juillet. Inscriptions aux cours à partir de mi-juin sur www.brotherswinginc.com.

 

Culte, le K-Way du Wu-Tang


© Alex Sabot

L’expo Wu Lab, dédiée au Wu Tang Clan, mythe du rap né dans les années 90, expose, en plus d’objets, disques ou affiches originales, nombre de créations et pièces de mode inspirées par l’iconographie du groupe. Parmi elles, un classique historique de nos vestiaires, le K-Way, mais dans sa version encore plus culte que l’original, l’oversize Claude 2.0, entre dans le jeu en arborant le logo du collectif de RZA. Collector.
Wu Lab, jusqu’au 18 mai. La Pace, 10 passage de la Canopée, 1er. K-Way, modèle mixte, 120 €, en vente dans le cadre de l’expo, dans les boutiques de la marque ou en ligne.

www.k-way.fr

 

Musique, la discothèque idéale


© DR

S’il est toujours envisageable d’écouter de nouveaux talents sur son smartphone, musicalement, l’heure serait aujourd’hui plutôt aux oldies. Alors que les néo-diggers traquent « les pépites », que l’INA édite en vinyle des sessions de concert inédites, et que The Analogue Foundation propose de faire redécouvrir le son originel (jusqu’au 12 mai) chez Superfly Records, on se refait une discothèque de rêve à l’occasion d’anniversaires historiques. Reconnu par nombre d’experts comme l’album le plus important de tous les temps le Sgt. Pepper des Beatles, « une oeuvre, selon le magazine Rolling Stone, dont le concept, le son, la pochette et la technologie de studio utilisés restent toujours inégalés » fêtera ainsi ses 50 ans (tout de même) le 1er juin prochain. L’occasion, le 26 mai, de la sortie, de rééditions diverses remixées, et accompagnées de versions alternatives. Dans un autre genre mythique, on guettera dès le 23 juin, les 60 ans du label soul américain Stax Records, avec albums vinyles, versions digitales HD et coffrets, histoire de réécouter les merveilles du label d’Otis Redding ou Isaac Hayes, mais aussi de découvrir des raretés.