La servante écarlate : une des meilleures séries dramatiques du moment

Une série troublante, adaptée du roman de Margaret Atwood, The Handmaid’s Tale.

La Servante écarlate

Une dystopie, mais crédible, et c’est ce qu’il y a de plus effrayant dans l’histoire de La Servante écarlate (The Handmaid’s Tale en VO). Dans un futur peut-être pas si lointain, la civilisation est touchée dans son essence : la reproduction. Alors que l’Inserm s’alarme régulièrement de la progression de l’infertilité, la Canadienne Margaret Atwood a imaginé en 1985 une Amérique dans laquelle les couples ne peuvent plus avoir d’enfants. Une partie des États-Unis tombe alors sous la coupe d’une secte fondamentaliste chrétienne qui transforme les rares femmes encore fertiles en esclaves sexuelles.

Alors que les militants anti-avortement sont galvanisés depuis l’élection de Donald Trump, et que le féminisme est toujours un sport de combat, on peut légitimement craindre que la fiction et la réalité ne soient plus très loin de se confondre. C’est sans doute une des raisons pour lesquelles la série adaptée du livre, et diffusée sur la plateforme de streaming américaine Hulu, a été élue meilleure série dramatique lors des derniers Emmy Awards – Elisabeth Moss (révélée dans Mad Men) remportant le titre de meilleure actrice. Cet été, à Washington et à Dublin, des militantes pro-IVG ont manifesté en portant la cornette blanche et la cape rouge dont sont affublées les servantes dans la série. Un symbole qui en dit long sur la portée de cette œuvre, à voir sur OCS puis courant 2018 sur HD1.

Série créée par Bruce Miller, avec Elisabeth Moss, Yvonne Strahovski, Alexis Bledel, Samira Wiley. Saison 1, 10 épisodes, sur OCS (en replay sur OCS Go) et en 2018, sur HD1.