Le Bourg Tibourg

Rien n’est plus agréable que de jouer les touristes dans sa propre ville. Au point même que les Parisiens sont de plus en plus nombreux à économiser le prix d’un billet de train ou d’avion, pour poser leurs bagages le temps d’un week-end dans l’un des nombreux jolis hôtels intimistes de la capitale.

Parmi ceux-là, le Bourg Tibourg, installé dans une typique rue pavée du quartier du Marais, mais loin de son effervescence, offre une vraie pause hors du temps. Ce lieu feutré, succession de petits espaces à l’éclairage discret, se définit à raison comme un écrin de velours aux accents néogothiques, doté en prime d’un brin d’orientalisme et d’une touche british. C’est au designer Jacques Garcia que l’on doit ce mix élégant et original, où les meubles et éléments de déco venus de diverses époques se marient naturellement. Au cœur du lieu, une petite cour où trône un bassin en zinc parfait, avec sa verdure orchestrée par le paysagiste Camille Muller, l’impression d’évasion. Car tout ici, n’est qu’affaire d’ambiance, des films et des livres qu’on peut emprunter, à l’habillage olfactif, en passant par la bande sonore des salons. Celle-là a été confiée à Guillaume Sorge, cofondateur entre autres du label Dirty. De cette sélection évidemment richement hétéroclite est née il y a peu une compilation, très chic coffret vinyle au nom parfait, Nice Girls Don’t Stay for Breakfast, où se côtoient aussi bien Foxygen et Bobbie Gentry que Chris Garneau et Julie London.

Compilation en série limitée « Nice Girls Don’t Stay for Breakfast », disponible à l’hôtel et chez colette, 30 €.