Le jour où j’ai testé le Défi Veggie

L’Association végétarienne de France organise régulièrement des Défis Veggie pour s’essayer à l’alimentation végétale. Conférences, débats et ateliers cuisine ont rythmé ces trois semaines durant lesquelles Sophie, lectrice assidue d’A Nous Paris, a pu réunir ses impressions sur ce mode de vie de plus en plus répandu. Elle revient sur son expérience.

En janvier 2017, pleine de bonnes résolutions, j’ai commencé ma transition vers le végétarisme. Un défi moins aisé qu’il n’y paraissait – même si je n’ai jamais été une grande mordue de viande -, j’ai donc découvert qu’on ne naissait pas vegan, on le devenait, non sans une certaine volonté. 
Retrouver un mode d’alimentation sain et équilibré, tel était le but qui m’animait alors à l’aube de ce nouveau défi.

C’est avec plein d’à prioris en tête que je commençai donc mon vegan challenge. « Mais que mange donc un végétalien hormis des graines et des légumes » ?
Sur-motivée quoique perdue, j’entamais donc ce défi veggie en ignorant que tous mes clichés seraient réduits à néant quelques semaines plus tard. 

Premier jour, premier défi : « Ca mange quoi ? » 


Rencontre avec l’Association Végétarienne de France (AVF) au restaurant Soya Cantine Bio. J’y découvre avec surprise une nourriture aussi bien veggie que riche et gourmande : houmous, guacamole, olives, champignons, falafels, poivrons grillés… C’était évident : les végétariens aussi savent manger – et on ne l’oublie que trop. 
Plusieurs valeurs motivent l’être végétalien : la santé, l’éthique, l’écologie… Pourtant, la difficulté a, au départ, été la même pour tous : elle réside en cette terrible période de transition qui initie doucement au mode veggie. Rompre avec son confort et l’évidence de ses habitudes n’a rien de facile, ni d’insurmontable. 

 

Deuxième rendez-vous : shopper vegan

Direction « Un monde vegan », près de République. J’y découvre que des alternatives aux produits carnés existent. Les simili-carnés (nuggets, saucisses, steaks faits à base de légumineuses et de légumes qui permettent donc aux amateurs de viande de vivre une transition plus douce), mais aussi les légumineuses : pois, haricots, pois chiches, lentilles… Devant cette diversité,  je découvrais avec effroi que je n’avais pas goûté de légumineuses depuis bien longtemps. 

 

Troisième étape : que faire de ces aliments inédits dans ma cuisine ? 

Afin de me familiariser avec la cuisine veggie, je suis conviée à Foodlab, un atelier de cuisine organisé par Cuisin’Etik, une société qui propose des services de traiteur végétal et des cours de cuisine à domicile. Croyez-le ou non, mais il existe une alternative aux oeufs et au lait pour les mousses au chocolat – et ce n’est pas moins gourmand : il suffit de monter un jus de cuisson de pois chiche en neige. On obtient une mousse très légère au bon goût de chocolat (et zéro goût de pois chiches !)
Finalement, nous repartons le ventre plein et avec l’envie de retenter l’expérience de la cuisine 100% vegan.

 

Régime veggie oui, mais… Sans carences ?

J’assistai, pour finir, à une conférence menée par Jérôme Poiraud, naturopathe. Jérôme pose les bases et explique qu’il faut environ 50% de glucides, 30% à 40% de lipides et 10% de protéines pour une alimentation sans carences. Le respect d’une règle simple m’a donc aidée à finir ma fameuse phase de transition sans encombres : toujours manger, au cours d’une journée, au moins trois portions de fruits, deux portions de céréales, deux portions de légumineuses et quatre portions de légumes. 

 

In fine

A l’heure où j’écris cet artice, cela fait six mois que je suis végétarienne et je ne me suis jamais sentie aussi en forme. Mon alimentation est sensiblement plus équilibrée et j’achète en circuits-courts régulièrement. J’ai été végane pendant seulement un mois – mon amour pour le fromage étant plus fort que tout -, mais je suis heureuse d’avoir découvert le mode de vie 100% végétal et je suis sûre de retenter l’expérience plus tard dans ma vie. 

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