« Made for sharing » : le slogan de Paris pour les JO 2024 va être assigné en justice

« Made for sharing », le slogan de la candidature de Paris pour les JO 2024 est sous le feu des critiques et va même être assigné en justice pour « insulte grave à la langue française ».

« Made for sharing », le slogan de la candidature de Paris pour les JO 2024, dévoilé début février,  est sous le feu des projecteurs et surtout des critiques. L’Académie Française vient d’exprimer « sa réprobation devant la décision du comité d’accorder la priorité à la langue anglaise pour porter la candidature olympique de la Ville de Paris. ». 


Le slogan assigné en justice

Un collectif d’associations de défense de la langue française a même décidé d’assigner en justice le fameux slogan. L’assignation, qui devrait être déposée dès lundi 20 février devant le tribunal administratif, évoquerait une « insulte grave à la langue française » et une « violation de la constitution ». Emmanuel Ludot, l’avocat des associations, demande également le retrait du compte à rebours et de la chanson en anglais qui accompagnait la cérémonie de lancement, le 3 février dernier, en face de la Tour Eiffel.  Contacté par l’AFP, Paris 2024 devrait communiquer sur le sujet dans la journée. 


« C’est une faute contre la langue française »

Bernard Pivot, président de l’Académie Goncourt, invité au micro de RTL ce matin, a également dénoncé le slogan comme « une faute, une ânerie, une erreur » avant de rajouter : « C’est une faute contre la langue française qui est une langue olympique, c’est une ânerie car même dans la langue de Shakespeare ce slogan est d’une grande platitude et enfin c’est une erreur car dans leur arrogance les pays anglophones vont trouver normal que les Français s’expriment en anglais alors que les pays francophones vont s’indigner que Paris, capitale de la francophonie fasse la courbette devant la langue qui n’est pas seulement celle de Shakespeare mais celle de Donald Trump.». Pour lui, « le comité olympique français ne peut pas retirer ce slogan parce qu’ils vont se déconsidérer justement aux yeux des pays anglophones. ». Il a alors suggéré une solution avec l’invention d’un deuxième slogan, en français cette fois !