On a testé pour vous : le Quidditch en plein air

L’entraînement a lieu sous la pluie pour les membres des Titans Paris Quidditch en ce 20 octobre 2019. En ligne de mire, les multiples compétitions à venir, comme la fameuse coupe du Monde des clubs de Quidditch de 2020…

Issu de l’univers de Harry Potter, le Quidditch a conquis le cœur des sportifs français il y a bientôt 7 ans comme nous l’explique Florian Martinez, trésorier de la Fédération du Quidditch Français. « Tout a débuté en 2005 aux Etats-Unis. Les gens ont commencé à jouer en adaptant les règles, puis cela s’est dispersé en Europe, en 2012, et enfin en France en 2013 ». Exit les pouvoirs magiques et autres sortilèges pour l’emporter. Dans le monde réel, tout est une question d’entraînement et de tactique. D’ailleurs, sur le terrain, les joueurs n’y vont pas de main morte : étirements, pas chassés gainés, montées de genoux, talons fesses en courant de long en large, pompes, abdos… Un vrai parcours du combattant.

Crédit photo : Matt Marquez en creative commons pour Flick’r

Manche à balai, Vif d’or et cognards

Les fans de l’apprenti sorcier ne seront pas perdus avec les règles puisqu’elles sont les mêmes que dans le livre, à une exception près : ici, les balais sont des handicaps et ne servent pas à voler. Les joueurs les conservent entre les cuisses et les tiennent fermement à une main. Ils doivent donc attraper et lancer les balles de l’autre.

D’une certaine manière, le Quidditch se rapproche du handball pour les déplacements sur le terrain, du basketball pour les buts à marquer et du football américain tant la tactique est importante avant chaque partie. Pour marquer, il suffit de faire passer l’une des 4 balles, le swaffle, dans l’un des arceaux de l’équipe adverse. Seul le poursuiveur, muni d’un bandeau blanc, peut marquer. C’est également lui qui, dès que le Vif d’or apparaît sur le terrain, peut choisir de l’attraper ou non. S’il y parvient, la partie est terminée et il fait remporter un grand nombre de points à son équipe. Enfin, d’autres membres de l’équipe possèdent entre les mains des cognards. Ces balles d’une couleur différente servent, comme à la balle au prisonnier, à immobiliser quelques temps l’adversaire une fois qu’il est touché : « C’est un sport qui demande une grande capacité explosive. C’est très intense et pendant 30 minutes, tout le monde court un peu partout », précise Florian Martinez.

Crédit photo : DR

La mixité à l’honneur au Quidditch

Autre spécificité du Quidditch : la mixité obligatoire des deux équipes. « Au Quidditch, on parle de genre et il existe une règle qui stipule qu’on ne peut avoir plus de 4 personnes s’identifiant à un même genre sur le terrain, au sein d’une même équipe. » Tout le monde est donc le bienvenu et il ne reste plus qu’à trouver une équipe. L’Île-de-France en compte 3, dont deux à Paris : les Titans Paris Quidditch, les Paris Frog Quidditch et les Headless Hunt des Clayes-sous-Bois.

« Pour obtenir une licence, il suffit d’entrer en contact avec la fédération depuis leur site internet. Elle coûte 10 euros pour les moins de 16 ans, 20 euros pour les plus grands et 55 euros pour ceux qui souhaitent faire de la compétition dans toute la France mais également en Europe. La fédération compte près de 400 adhérents dont 300 font de la compétition ». Les manches à balais, cachés dans les placards, n’ont plus qu’à bien se tenir.

Crédit photo : Daniel Breitenbach en creative commons pour Flick’r