Paris Rive Droite en 9 odeurs

Paris regorge d’odeurs. Qu’elles soient plaisantes ou non, elles ont ce mérite d’invoquer notre mémoire et de nous replacer dans un lieu précis, un contexte, une histoire.

Un bitume détrempé après un orage estival, le mélange de bière et de l’odeur du zinc dans un bar-tabac, les effluves de café torréfié au petit matin sur les Champs-Elysées, les épices se mélangeant au gré du vent à Belleville… Quelles sont les odeurs qui nous animent et qui nous rappellent l’endroit où nous sommes ? Martin est ce qu’on appelle un évaluateur dans le monde du parfum. C’est lui qui fait le lien entre le client et le nez. Il y a trois ans, il a décidé de créer un site, le journal d’un anosmique, pour faire l’éloge du prisme artistique du parfum. Il créé tout d’abord des pyramides olfactives et met en parallèle les trois notes du parfum (note de tête, de cœur et de fond) avec des œuvres. Il imagine ensuite le livre Première Matière avec l’aide de sa sœur, Marie, et de deux autres associées, Lola et Sophie. 22 odeurs naturelles ou synthétiques sont sélectionnées et confiées à 22 artistes qui se les réapproprient pour créer une œuvre originale. Martin adore voyager, mais il ne sait ni écrire, ni dessiner. Il est ainsi compliqué pour lui de ramener des souvenirs de ses périples. Il a alors l’idée de créer des lexiques olfactifs des villes où il se rend. Nous vous livrons ici celui de la rive droite de Paris.