Pour l’amour de l’Art

En cette semaine de Saint Valentin, quoi de plus romantique que d’offrir ou de s’offrir une œuvre d’art tel un acte d’amour irraisonné.

Les collectionneurs vous le diront, acheter de l’art c’est souvent comme un coup de foudre, on voit une œuvre et on sait que c’est la pièce qu’il nous faut, elle ne quitte plus nos pensées, on l’observe, on la décortique, elle nous a touché profondément et on la projette dans notre univers. Pour passer le cap tout en douceur, on peut franchir les portes de la bien nommée galerie Le Cœur où les fondatrices Maroussia Rebecq et Séverine Redon, ont eu la bonne idée d’inviter le commissaire d’exposition indépendant et critique d’art Timothée Chaillou. Ce dernier, inspiré par le nom de la galerie et une œuvre de Max Ernst reprise dans une affiche surréaliste contenant un joker et un as de cœur, a proposé à des artistes de créer une œuvre originale à partir d’une carte réelle ou imaginaire de la série des cœurs et du joker. L’exposition Only Lovers montre donc le travail de deux cent artistes qui se sont prêtés au jeu avec sensibilité ou passion. On craque entre autres pour le jeu de cartes de Ryan Gander à 10 €, une œuvre originale de Claude Closky pour 100 €, de Nils Guadagnin pour 850 € ou de Gary Webb pour 1000 €, que des coups de foudre abordables. «Je voulais vraiment partir d’un objet léger dans son économie, un jeu de cartes coûte à peu près 2 € au supermarché, cela permet aussi aux artistes de jouer le jeu » précise Timothée Chaillou. Un parti pris qui résonne avec la mission que s’est fixée la galerie qui est de décloisonner l’espace d’exposition traditionnel, de proposer aux artistes de nouveaux territoires d’expression et de proposer des œuvres accessibles au plus grand nombre. Pour couronner le tout, une Only Lovers Party, drink ouvert au public en présence des artistes, est organisée le 13 février, l’occasion de célébrer ou de chercher son ou sa valentin(e).

En ces temps connectés, les rencontres se font aussi sur internet, alors pourquoi ne pas tenter sa chance sur le site Early Works?

« Le Jarret » de Florent Groc. © Florent Groc / Early-Work.com

Lancée par cinq passionnés d’art tous issus du milieu culturel, du marché de l’art et de la finance, âgés de 26 à 30 ans, le site propose une sélection pointue d’œuvres originales d’étudiants ou de jeunes diplômés, autour du très malin concept « Meet Pablo Before Picasso », en V.F. « Rencontrez Pablo avant qu’il ne devienne Picasso ». Et si Early Work donne plus de visibilité aux jeunes artistes sur le marché de l’art, la plateforme facilite aussi l’accès aux grands timides que sont les collectionneurs novices, à l’objet de leur désir en proposant des prix accessibles (autour d’une centaine d’euros) et d’un dispositif en ligne moins effrayant que les galeries physiques. Dans sa newsletter de février, l’équipe du site met en avant une sélection d’œuvres autour de la couleur la plus chaude du spectre, et symbole s’il en est de la passion : le rouge. On découvre ainsi « Le Jarret », une gouache sur papier de Florent Groc Florent (380 €), « Magneto 190941 » de Louise de Montalembert, une impression jet d’encre sur papier (680 €), « Astéroïde » de Louis Georget, une impression numérique en trois exemplaires (390 €). Quel que soit le prix, la taille, la cote de l’artiste, l’achat d’une œuvre doit rester un coup de cœur, une émotion, une envie irrésistible de poser dans son intérieur cette nouvelle acquisition qui nous fait vibrer, illumine notre journée, nous apporte du bonheur. Pour résumer, tout ce qui ressemble à de l’amour.

www.early-work.com