Signes des temps

Les premières petites tendances et nouvelles légères du début de l’année. Où comment on choisira d’être wild, pop, de regarder ailleurs ou de revisiter le passé.

Des couleurs pastel

(C) Tollens G. Gardette

Début décembre, il est devenu de coutume d’attendre la décision du très influent Institut Pantone qui révèle la teinte dominante qui influencera la mode, la déco ou la beauté tout au long de l’année à venir. Concernant 2016, pour la première fois depuis que la tradition existe, ce n’est pas une mais deux couleurs délicates, subtiles et complémentaires qui ont eu les faveurs du jury. En choisissant le Rose Quartz et le (bleu) Serenity, l’autorité mondiale de la couleur a écouté les attentes des consommateurs qui recherchent « bien-être et plénitude en antidote au stress de nos modes de vie modernes ». Pour combler notre désir « de réassurance et de sécurité », le rose qui évoque la douceur et la détermination, répond au bleu qui apporte réconfort et apaisement. On s’essaie à ces vertus thérapeutiques et on teste leur effet sur nos murs (à retrouver dans la marque Tollens).

 

 

Du mobilier « pop »

(C) Kartell

On se précipite sur les pièces de la collection imaginée pour Kartell, par le grand designer italien Ettore Sottsass, en 2004, soit trois ans avant sa disparition. D’une facture toujours parfaitement modernes, les tabourets Pilastro et Colonna ou le vase Calice édités aujourd’hui, seront exposés dans le flagship store Kartell du boulevard Saint-Germain en janvier. On y retrouvera aussi sur les fauteuils des plus grands créateurs (Patricia Urquiola, Philippe Starck ou Piero Lissoni), rhabillés de tissus qui furent dessinés par Ettore Sottsass (avec Nathalie du Pasquier). Autant d’hommages au style Memphis, qu’il avait créé au début des années 80 et qui, avec ses couleurs vives et ses formes innovantes, revient en force aujourd’hui.

 

 

L’évasion au programme

Selon le rapport TripBarometer de Tripadvisor, 19 % des voyageurs français prévoient de dépenser autant ou plus qu’auparavant pour voyager en 2016. Parmi eux, 38 % augmenteront leur budget en vue de séjours plus longs, et 35 % parce qu’ils estiment qu’ils le méritent. Nouvelle tendance émergente : 15 % des personnes interrogées partiront en croisière pour la première fois.

 

 

Soyons « wild »

(C) DR

Haut-lieu des tendances en matière de design et de déco, le prochain salon Maison&Objet qui  se tiendra du 22 au 26 janvier à Paris Nord Villepinte a déjà dévoilé sa thématique directrice. Face à un monde régi par la technologie et l’urbanisation, on laisse ainsi parler son imagination et la nature reprendre ses droits, on est « Wild ». Du côté de l’Office Hollandais des Fleurs qui envisage l’année à venir du point de vue végétal, on est au diapason, puisque dans un souci de tout faire bouger, on prône l’abandon du « less is more » au bénéfice d’une accumulation de plantes dans la maison. Welcome to the Jungle.

 

 

Avaler la pilule

On nous prédisait une nourriture en capsules pour le 21èsiècle, mais Le Fooding,  les foodistas, les food-trotters et les food-trucks ont veillé au grain. Du coup, c’est plutôt à une cosméto en capsules que l’on a droit avec de petites doses à ingérer, moins chronophages que les rituels beauté. De « My Beauty Box » de Forte Pharma qui propose dans un petit sachet rose nomade, trois gélules qui apportent quotidiennement les ingrédients nécessaires à la beauté de la peau et des cheveux au « Gray Hair 180 » de Phytobiol qui retarde l’apparition des tempes grisonnantes, on ne jure plus que par les comprimés. Et avant l’été, Oenobiol fait un carton avec son autobronzant à avaler.

 

 

Fleur de métal

Sweat MSGM et pantalon en cuir métallisé Paul & Joe aux Galeries Lafayette (C) DR

Une fois les soldes bien entamées, on découvrira les collections de mode printemps-été qui sans surprise feront coexister le cool, avec matières douces, transparences ou pyjamas et –réassurance oblige – le clinquant, le shiny et le métallique. Après l’or qui aura fait les joies de l’hiver, le printemps voudra voir la couleur de l’argent.

 

 

Petits pots de miel

En food ou en cosméto, on pariera encore et toujours sur les vertus du miel au l’aura précieuse. Dans la série des monomaniaques avisés, on fréquentera la boutique d’Alexandre Stern, premier œnologue du miel, qui vient d’ouvrir sa boutique à Paris. Là, on découvrira des saveurs uniques, issues de l’assemblage des miels les plus précieux.

15 rue Vignon, 8è.

 

 

French touch

Le groupe Grand Blanc (C) Andrea Montano

On en reparlera, mais les plus belles surprises musicales du début d’année, qu’il s’agisse de chanson ou d’électro, seront à mettre à notre crédit – à commencer par le tant attendu  premier album de Grand Blanc, fer de lance du label Entreprise (le 19 février). Pourtant, la star tricolore du mois de janvier ne sera pas vraiment un nouveau venu, mais le jeune premier des 70’s qui rendait malade de jalousie Claude François, c’est dire.

Chamfort, classique ou revisité (C) DR

Après avoir traversé avec élégance toutes les décennies suivantes, Alain Chamfort se racontera successivement dans une bio (« Antibiographie musicale », le 21 janvier au Cherche-Midi) et dans un double « best-of » de facture classique le 22. Mais la vraie surprise viendra de la sortie conjointe d’une seconde compilation où les titres du chanteur seront à redécouvrir moulinés avec plus ou moins de respect par Scratch Massive, Krikor, Get a Room !, Chloé, Ivan Smagghe ou Pilooski & Jayvitch. Détonant.

Le Meilleur d’Alain Chamfort, version originales et versions revisitées, le 22 janvier (Pias).