Woolrich, une histoire américaine

L’automne arrive, et avec lui, revient l’envie de porter des vêtements cocons, chauds, authentiques et réconfortants. L’occasion de redécouvrir Woolrich, l’une des marques les plus emblématiques des Etats-Unis, qui, depuis 186 ans, propose des pièces à la fois iconiques et modernes, conçues pour ceux qui vivent au grand air.

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The Woolrich Mill (c) Jackie Nickerson

Le vêtement le plus célèbre et intemporel de la marque Woolrich est certainement l’Original Arctic Parka, élaborée en 1972 pour affronter les conditions climatiques vraiment extrêmes auxquels étaient soumis ceux qui travaillaient les plateformes pétrolières en Alaska. Devenue depuis un must des hivers urbains d’aujourd’hui, celle-là faisait pourtant référence à une histoire bien plus ancienne, quand Woolrich était choisie par le gouvernement américain pour habiller les participants à la première grande expédition nationale dans l’Antarctique.

L’une des nombreuses dates marquantes dans l’épopée de cette entreprise, fondée en 1830 par John Rich, un immigrant irlandais fraichement installé en Pennsylvanie. C’est là, au milieu des fermes et des élevages de moutons, que le jeune homme choisit d’installer sa filature de laine, « The Mill », où il commença de fabriquer vêtements de chasse, chemises de laine ou couvertures pour les hommes et les femmes des environs (qui le mena même à habiller les soldats de la Guerre de Sécession). Un ancrage local voué à perdurer jusqu’à aujourd’hui, même si la firme – toujours – familiale a depuis, séduit le monde entier.


The Woolrich Mill (c) Jackie Nickerson

Symboles même de l’Amérique authentique (ce n’est pas pour rien qu’on les retrouve crédités au générique du film « L’Homme qui murmurait à l’oreille des chevaux »), les vêtements Woolrich, solides et techniques, n’en ont pas pour autant oublié de s’adapter aux tendances et aux exigences du monde moderne. Ainsi, dans les lignes pour adultes et enfants, en plus des blousons chauds, on trouve une foultitude de pièces très mode, confectionnées dans des tissus naturels (tops en cachemire, bermudas en crêpe, cabas en cuir et coton…), et même, depuis deux ans, des chaussures. Des vêtements toujours fabriqués intégralement dans un même « Mill » (le lieu d’origine, pas abandonné, accueille aujourd’hui les bureaux de Woolrich) où l’on continue de filer et de teindre la laine. Pour raconter cette philosophie unique, c’est la photographe Jackie Nickerson, exposée notamment au MoMA de New York, qui a mis en images la collection automne-hiver 2016 de la marque.

Cette artiste, connue pour ses séries de clichés « Farm » ou « Terrain » immortalisant visages et paysages du monde rural en Irlande ou en Afrique du Sud, semblait toute désignée pour révéler l’univers de Woolrich. Une entreprise, qui, en prime, n’a jamais oublié de placer l’humain et le respect de l’environnement au cœur de ses préoccupations.

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