10 chefs-d’oeuvre du Louvre dans le clip de Beyoncé et Jay-z

Comment ça vous n’avez pas encore visionné « Apeshit » le dernier clip de Jay-Z et Beyoncé ? De passage à Paris, le couple adore se balader au Musée du Louvre. Quoi de plus normal donc que de tourner ce clip dans ce musée iconique avec une équipe exceptionnelle de danseuses afro-américaines. A Nous Paris profite de l’occasion pour vous offrir un parcours en 10 chefs-d’oeuvre visibles dans le clip. Monsieur et Madame Carters vous invitent au Louvre… Suivez les guides stars !

 

La Victoire de Samothrace

La Victoire de Samothrace
La Victoire de Samothrace © RMN – Grand Palais (Musée du Louvre) / Benoît Touchard / Michel Urtado / Tony Querrec

 

Cette sculpture grecque fut retrouvée en 1863 dans l’île de Samothrace dans la mer Egée. L’aile gauche est la seule en très bon état, la droite ayant souffert des remous d’un tremblement de terre. D’après certains historiens, il s’agirait d’une statue offerte aux Dieux après une victoire navale vers 190 av. J.-C. Dans le clip, le couple vêtu de drapés pose fièrement main dans la main devant cette statue célèbre, alors que des danseurs nus sont allongés sur les marches de l’escalier en marbre qui mènent à cette dernière.

 

Portrait de la Joconde, de Léonard de Vinci

La Joconde
La Joconde, Leonard de Vinci © RMN – Grand Palais (Musée du Louvre) / Michel Urtado

 

La Joconde est incontestablement l’œuvre la plus visitée du Louvre. Enigmatique, elle a été à l’origine de nombreuses polémiques notamment sur l’identité du sujet. Certaines théories affirment même que Mona Lisa était un homme. C’est François Ier qui achète le tableau de Léonard de Vinci en 1518. Il faudra attendre cependant le 20e siècle pour que la Joconde devienne célèbre. En effet, c’est son vol en 1911 qui commence à faire parler de l’oeuvre.

Chef-d’oeuvre technique pour son sfumato, la Jaconde répond aux canons de beauté de la Renaissance : absence de cils et sourcils invisibles. Aujourd’hui l’idéal de beauté est plus proche de Beyoncé que de Mona Lisa. A chaque époque ses icônes !

 

Les noces de Cana, de Véronèse

Les Noces de Cana, Véronèse
Les Noces de Cana, Véronèse © Musée du Louvre, dist. RMN – Grand Palais / Angèle Dequier

 

Ce tableau immense signé Véronèse illustre le premier miracle de Jésus (au centre de la toile) qui change l’eau en vin lors des Noces de Cana. Ici l’épisode biblique est transposé dans la Venise de l’abondance du 16e siècle.

Le couple de stars met en évidence un serviteur noir noyé parmi les personnages blancs en majorité numérique dans ce tableau. Le clip tout entier se revendique comme une relecture critique de l’histoire de l’art occidental à dominante blanche.

 

Le Radeau de la Méduse, de Géricault

Le Radeau de la Méduse, Géricault Théodore
Le Radeau de la Méduse, Géricault © RMN – Grand Palais (Musée du Louvre) / Michel Urtado

 

Dans le Radeau de la Méduse de Géricault, c’est le personnage de Jean-Charles qui est mis en lumière par le couple afro-américain. Qui est t-il ? C’est l’homme noir de dos qui agite un drapeau comme appel au secours. Alors que tous les autres personnages agonisent sur le radeau, il est le plus vaillant et courageux. C’est le seul à être debout, il cherche de l’aide à l’horizon pour sauver tout cet embarquement de fortune de la noyade. Tout une symbolique inversée si l’on pense à l’histoire contemporaine des migrations africaines !

 

Les ombres, de Scheffer

Les ombres de Francesca da Rimini et de Paolo Malatesta apparaissant à Dante et Virgile, Scheffer Ary
Les ombres, Scheffer © RMN – Grand Palais (Musée du Louvre) / Jean-Gilles Berizzi

 

Ce tableau est une allégorie de l’amour impossible. Le couple Carters, lui, file le parfait amour depuis maintenant plus de 17 ans. C’est aujourd’hui le couple artistique le plus riche (ils sont milliardaires) du monde et le plus puissant dans l’industrie de la musique.

 

Le Sacre de l’Empereur Napoléon Ier, de David

Sacre de l'empereur Napoléon Ier et couronnement de l'impératrice Joséphine, David Jacques Louis
Sacre de l’empereur Napoléon Ier et couronnement de l’impératrice Joséphine, David © Musée du Louvre, dist. RMN – Grand Palais / Angèle Dequier

 

Il paraît, d’après les confidences de Beyoncé, que ce tableau de David est le préféré de son mari. C’est vrai qu’en matière de look bling-bling Napoléon est une gravure de mode ! C’est un clin d’œil à leur propre réussite et carrière artistitique. Couronnés de succès et de grammy awards, acclamés par leur public infatigable, Monsieur et Madame Carter sont incontestablement les King et Queen de la pop.

 

Le serment des Horaces, de David

Le Serment des Horaces, David
Le Serment des Horaces, David © 2009 Musée du Louvre / Erich Lessing

 

La lumière de ce tableau est si belle que les personnages sont sublimés comme au théâtre. Dans une esthétique guerrière, les hommes sont forts et musclés alors que les femmes sont réduites à des silhouettes molles et pleurnicheuses. On est bien loin de la réalité du couple moderne formé par Beyoncé et Jay-Z. Tous deux vêtus de costumes sont parfaitement égaux. Si le clip milite en grande partie pour l’égalité de la culture noire et de la culture blanche, on y aborde aussi l’égalité des sexes. Décidément, en matière de militantisme, les Carters sont de toutes les luttes !

 

Le Plafond de la Galerie d’Apollon

Plafond de la Galerie d’Apollon
Plafond de la Galerie d’Apollon © Musée du Louvre, dist. RMN – Grand Palais / Olivier Ouadah

 

Le clip commence par une vue de ce plafond qui a pour thématique la course du soleil. Cette fresque a été entièrement détruite par un incendie en 1661 et reconstruite petit à petit  jusqu’en 1851. Elle occupe toute la petite galerie. C’est Eugène Delacroix qui a peint la partie centrale de la voûte. Regardez attentivement, on y découvre Apollon héroïque triomphant du serpent Python.

 

Le Grand Sphinx de Tanis

Grand Sphinx de Tanis
Grand Sphinx de Tanis © Musée du Louvre, dist. RMN / Christian Décamps

 

Tel un gardien, ce sphinx en granit accueille les visiteurs à l’entrée du département des antiquités égyptiennes. Celui-ci existe depuis 1826, quelques années seulement après que Champollion déchiffre ses premiers hiéroglifes (1822). Avec ses pattes de lion, il a également tous les attributs d’un roi : coiffe au cobra et barbe postiche. Devant cette statue monumentale vieille de 4 000 ans, le couple majestueux rivalise de charisme et de puissance.

 

Portrait d’une femme noire, de Benoist

Portrait d’une femme noire, de Marie-Guillemine Benoist
Portrait d’une femme noire, de Marie-Guillemine Benoist © 2009 Musée du Louvre / Erich Lessing

 

La visite se clôture par ce portrait signée Marie-Guillemine Benoist, élève brillante et audacieuse du maître David. Alors que les hommes et femmes noires sont souvent représentés comme des serviteurs, c’est le seul portrait de femme noire dans toute l’histoire de la peinture classique du 20ème siècle. Une véritable allégorie qui met à l’honneur toute la beauté de cette femme, quelques années seulement après l’abolition de l’esclavage.

 

Pour continuer à décoder ce chef-d’œuvre : c’est ici.