10 expositions parisiennes à ne pas manquer au mois de mars

Découvrez les expositions qui débutent à Paris au mois de mars. Notez bien les dates pour être parmi les premiers à les visiter !

 

L’exposition Martin Margiela au Palais Galliera

Martin Margiela, gilet, Printemps-Été 1990. Pièce réalisée à partir d'affiches publicitaires lacérées et collées sur coton.
Martin Margiela, gilet, Printemps-Été 1990. © Françoise Cochennec / Galliera / Roger-Viollet

 

Le vêtement sous toutes ses coutures. L’exposition Margiela retrace le travail du créateur belge entre la période printemps/été 1989 et celle de 2009. L’habit y est examiné dans le détail en passant de la construction à la déconstruction. Rien n’est laissé au hasard, chaque morceau de tissu a son importance, même ceux que l’on ne voit pas. L’artiste s’interroge sur l’esthétique de la mode de son temps et propose de nouveaux concepts, tels que la récupération d’objets pour les accessoires. Son style à lui, c’est de casser les codes. Aller à l’encontre de ce qui plait en dynamitant le déjà-vu. Il est d’ailleurs connu pour ses lieux de défilé improbables et déconcertants à l’image d’un terrain vague, d’un parking désaffecté ou encore d’une station de métro fantôme. Signature d’un esprit libre et créatif, qui a su tracer son propre chemin.

Palais Galliera
10 avenue Pierre Ier de Serbie, 16e

Du 3 mars au 15 juillet 2018
Du mardi au dimanche de 10h à 18h – Le jeudi jusqu’à 21h

Plein tarif : 12€ – Tarif réduit : 9€ – Gratuit – de 18 ans

 

L’exposition Foujita, les Années Folles au Musée Maillol

Dessin de Foujita mettant en scène un enfant assis en tailleur
© Fondation Foujita / ADAGP 2018

 

Cinquante ans après la disparition de Foujita, le Musée Maillol lui rend hommage avec une exposition consacrée à son travail pendant les années folles. Avec plus d’une centaine d’œuvres majeures, on redécouvre la première période parisienne (1913 – 1931) de l’artiste japonais à Montparnasse. Des dessins d’une grande finesse naviguant entre ses origines nippones et sa nouvelle vie occidentale. Mélange raffiné et surprenant, qui a fait de lui l’un des peintres les plus reconnus de l’époque.

Musée Maillol
61 rue de Grenelle, 7e

Du 7 mars au 15 juillet 2018
Tous les jours 10h30-18h30, nocturne vendredi 21h30

Plein tarif 13€, tarif réduit 11€

 

L’exposition la photographie française existe, je l’ai rencontré à la MEP

Photographie d'un couple devant la tour Eiffel illuminée
Pierre et Gilles, Les amants de Paris, 2018 © Pierre et Gilles

 

Pour le directeur de la Maison européenne de la Photographie, « La photographie française existe, je l’ai rencontrée » n’est pas une simple exposition, elle est bien plus que cela. Une véritable histoire personnelle qui prend son origine dans les années 80, le jour de sa rencontre avec John Szarkowski, le conservateur de la collection photos du MoMA. A la question « Que pensez-vous de la photographie française ? », ce dernier avait simplement répondu : « Elle n’existe pas ». Une déclaration choc restée gravée dans l’esprit de Jean-Luc Monterosso à laquelle il a souhaité répondre 40 ans plus tard en sélectionnant les plus belles œuvres de la collection de la MEP.

Maison Européenne de la Photographie
5/7 Rue de Fourcy – 4e

Du 7 mars au 20 mai 2018
Du mercredi au dimanche, de 11h à 19h45

Plein Tarif 9€ – Tarif réduit 5€

 

L’exposition Alvar Aalto, à la Cité de l’Architecture & du Patrimoine

Photographie d'une rangé de siège devant une baie vitrée
Alvar Aalto©Cité de l’Architecture & du Patrimoine

 

Trente ans après la dernière grande rétrospective française, cette exposition réalisée en partenariat avec la Fondation Alvar Aalto retrace, à travers près de 150 œuvres (maquettes, dessins, photographies historiques et contemporaines) en grande partie présentées pour la première fois en France, les jalons des cinquante années d’activité de l’architecte depuis les premiers projets finlandais des années 1920, jusqu’au développement international de l’agence.

Cité de l’Architecture & du Patrimoine
1, Place du Trocadéro et du 11 Novembre, 16e

Du 7 mars au 1er Juillet 2018
Tous les jours sauf le mardi de 11h à 19h Le jeudi jusqu’à 21h

Plein tarif : 8 € – Tarif réduit : 6 €

 

« L’épopée du Canal de Suez » à l’Institut du Monde Arabe

Image du Canal de Suez, souvenir de Ferdinand de Lesseps
© Souvenir de Ferdinand de Lesseps et du canal de Suez

 

En 2015, l’Egypte célébrait son nouveau Canal de Suez, plus large de 37 km que l’était l’ancien. Une occasion en or de célébrer cette voie d’eau artificielle creusée à main d’homme sur plus de 160 km. Ainsi, du 28 mars au 5 août prochain, l’Institut du Monde Arabe accueille une exposition consacrée au fameux Canal et à son chantier titanesque. La visite se déroule en quatre temps, au fil des moments forts des avancées du projet. On commence ainsi avec la journée d’inauguration en 1869, puis on retourne aux prémices du projet, 1 800 ans avant notre ère, avant de terminer par le creusement du Canal et son aspect politique. Un point géographique et historique bien complet, afin de comprendre tous les enjeux autour de ce géant des mers.

Institut du Monde Arabe
Du 28 mars au 5 août 2018
Du mardi au vendredi de 10h à 18h et du samedi au dimanche de 10h à 19h
Plein tarif : 12€ – Tarif réduit : 10€ – Tarif moins de 26 ans : 6€

 

L’exposition Parfum de Chine, La Culture de l’Encens au Temps des Empereurs au musée Cernuschi

 Femme parfumant ses manches sur un brûle-parfum
Chen Hongshou, Femme parfumant ses manches sur un brûle-parfum, Ming (1368-1644).

 

L’histoire du parfum en Chine est synonyme de senteurs, mais également d’objets : brûle-parfum, bâtons ou encore tables à encens. Ce versant associe les odeurs à la création artistique au travers d’une grande diversité de matières et de médiums allant de la céramique au laque, de la peinture à la calligraphie. L’exposition « Parfum de Chine, la culture de l’encens au temps des empereurs » offre un parcours permettant de découvrir un ensemble d’œuvres : de peintures signées de grands noms, mettant en scène des Japonaises dans leur rapport quotidien à l’encens : durant la toilette, la méditation ou associé à des rituels. En partenariat avec la Maison Christian Dior Parfums, la visite est ponctuée tout au long du parcours de différentes expériences olfactives permettant aux visiteurs de découvrir d’anciens encens apparus à différentes périodes de l’histoire de Chine. François Demachy, parfumeur-créateur de la maison partenaire, a réinterprété de vieilles recettes, en présentant les secrets, les composants et les principales étapes de réalisation de l’encens.

Musée Cernuschi
7 avenue Velasquez, 8e

Du 9 mars au 26 août 2018
Du mardi au dimanche de 10h à 18h

Plein tarif : 9 € – Tarif réduit : 7 €

 

L’exposition Mary Cassatt, une impressionniste américaine à Paris au Musée Jacquemart-André

petite fille dans un fauteuil bleu
Mary Cassatt, Little Girl in Blue Armchair, 1878, © Courtesy National Gallery of Art, Washington

 

Du 9 mars au 23 juillet, le musée Jacquemart-André rend hommage à Mary Cassatt avec une grande rétrospective retraçant l’ensemble de son œuvre. Peintre de talent, l’américaine avait su se faire une véritable place dans le milieu très masculin de l’impressionnisme à la fin du XIXe siècle. Elle était d’ailleurs, de son vivant, reconnue comme la plus grande artiste des Etats-Unis. Un immense succès dû principalement à sa façon particulière de traiter le sujet de la mère et l’enfant et plus globalement celui de la famille. L’exposition propose ainsi une cinquantaine d’œuvres majeures de sa carrière, comprenant des huiles, des pastels, des dessins, des gravures et des supports documentaires. De quoi découvrir ou redécouvrir dans le détail le travail de cette exceptionnelle impressionniste.

Musée Jacquemart-André
158 boulevard Haussmann, 8e

Du 9 mars au 23 juillet 2018
Tous les jours de 10h à 18h, nocturnes lundi jusqu’à 20h30 

Plein tarif : 13,5 € – Tarif réduit : 10,5 €

 

L’exposition Gérard Garouste Diane et Actéon au musée de la Chasse et de la Nature

peinture
© Musée de la Chasse et de la Nature. Cliché : David Bordes.

 

Si le musée de la Chasse et de la Nature avait commandé une toile à Gérard Garouste sur le thème de Diane et Actéon, il ne se doutait pas qu’il se prendrait véritablement de passion pour le mythe. De ce fait, ce n’est pas un seul tableau que le peintre a fourni, mais des dizaines d’études, de dessins et d’œuvres reprenant la belle histoire relatée par Ovide dans ses Métamorphoses. Actéon, jeune chasseur parti se promener en quête de fraicheur, surprend la déesse Diane en train de se baigner nue avec ses suivantes. Il la regarde avec désir, ce qu’elle punit en lui jetant un sort. Transformé en cerf, il devient alors la proie de ses propres chiens qui finissent pas le tuer. L’exposition présente ainsi ces deux personnages mythologiques à travers l’interprétation unique et personnelle de l’artiste, tout en répondant aux autres pièces de la collection du musée qui traitent également ce même sujet.

Musée de la Chasse et de la Nature
62, rue des Archives, 3e 

Du 13 mars au 1er juillet 2018
Du mardi à dimanche de 11h à 18h Mercredi jusqu’à 21h30

Tarif plein : 8€ – Tarif réduit : 6€ – Gratuit : moins de 18 ans

 

Circulation(s) Festival de la jeune photographie européenne au Centquatre-Paris

Circulation(s) Festival de la jeune photographie européenne
© Alma Haser

Pour sa 8e édition, le Festival Circulation(s) vous invite à venir découvrir une cinquantaine de jeunes artistes venus des quatre coins de l’Europe. Dans des styles divers et variés, excentriques ou classiques, ces nouveaux maîtres de la photographie exposent leur travail au Centquatre, mais investissent également l’espace public. On peut ainsi admirer leurs œuvres dans 13 stations de métro ainsi que sur les grilles de la Gare de l’Est. Des supports très différents donc, qui reflètent l’étendue des possibilités offertes par le 8ème art. En parallèle des séries photos, de nombreuses activités sont proposées pour les petits et les grands. Il est possible de se faire tirer le portrait dans un studio photo, d’assister à des tables rondes ou des lectures de portfolios. Une programmation très riche pour rendre la photographie accessible au plus grand nombre.

Au Centquatre-Paris
5 rue Curial, 19e

Du 17 mars au 06 mai 2018
Du mardi au samedi de 11h à 19h

Tarif plein 5 € – Tarif réduit 3 €

 

L’exposition Kupka, pionnier de l’abstraction, au Grand Palais

toile avec des formes géométriques
© Jean-Claude Planchet – Centre Pompidou, MNAM-CCI /Dist. RMN-GP © Adagp, Paris

 

Le Grand Palais rappelle l’importance et l’originalité de Kupka, artiste parfois oublié, à l’occasion de sa première rétrospective française qui compte 300 oeuvres. L’exposition revient de façon thématique et chronologique sur la carrière de celui qui a étudié à  l’École des beaux-arts de Prague et de Vienne avant de s’installer à Paris en 1896. Très vite, il se fait connaître et sa visibilité accroît. Il participe notamment en 1 900 à l’Exposition universelle et reçoit une médaille d’argent pour son oeuvre intitulée Les Fous.

Grand Palais
3, avenue du Général Eisenhower, 8e

Du 21 mars au 30 juillet 2018
Du lundi au dimanche de 10h à 20h, mercredi de 10h à 22h

Tarif Plein 15€ – Tarif réduit 11€