3 nouvelles galeries à découvrir d’urgence

On estime qu’il y aurait entre 500 et 2000 galeries d’art à Paris (la subtilité concernant le terme « galerie » et l’exigence qu’il suppose). Toutes les connaître est impossible, mais se contenter de Perrotin et de Templon est un crime. Direction les nouvelles galeries, nées il y a quelques semaines à peine ! 

 

Happy Gallery

© Happy Galerie

 

Amis de l’art urbain, vous êtes gâtés. Après l’ouverture du premier centre d’art flottant dédié au street art (la péniche Fluctuart), voici qu’une nouvelle galerie dédiée à cet art de l’éphémère ouvre ses portes, dans le 9ème arrondissement de Paris. Anciennement numérique, Happy Galerie ouvre un espace en dur pour défendre et vendre les travaux des célèbres Jef Aerosol, Ilk, Fenx, Supakitch ou Speedy Graphito. Les artistes seront présentés au sein d’expositions collectives et individuelles. Un nouveau départ pour un art qui a le vent en poupe !


Happy Gallery, 17 rue Victor Massé, 9e.

 

The Spaceless Gallery

Jayde Cardinalli, Gucci Garden Galleria à FlorenceMuraux peints à la main dans la salle entièreJanvier 2018

 

Une galerie façon white cube, avec murs immaculés et néons, très peu pour elle : la toute jeune Béatrice Masi avait envie d’autre chose pour sa galerie itinérante, dont l’exposition inaugurale investit un espace de la rue Saint-Claude. Itinérante oui, car The Spaceless Gallery veut être « un projet à l’image du marché de l’art d’aujourd’hui : globalisé, itinérant et flexible« . En changeant régulièrement d’espace, Béatrice Masi souhaite amorcer des dialogues entre ses artistes et ses lieux éphémères. Première fournée ? Six artistes (Lara Porzak, Félicie d’Estienne d’Orves, Pandora Mond, Jayde Cardinalli, Noémie Lacroix et Hugh Findletar), qui proposent une réflexion autour du vide. À ne pas manquer !


The Spaceless Gallery, installée du 8 au 27 octobre au 7 rue Saint-Claude, 3e.

 

Galerie Andréhn-Schiptjenko

© Nandipha Mntambo, installation view. Courtesy Andréhn-Schiptjenko

 

Venue tout droit de Scandinavie, la célèbre galerie suédoise Andréhn-Schiptjenko avait besoin d’espace ; ou, plus exactement, d’un espace à Paris, ville d’art et de collectionneurs, où elle pouvait offrir une petite soeur d’envergure à sa galerie de Stockholm. Peu de mètres carrés certes, mais un emplacement de choix, au coeur du quartier du Marais. Et, surtout, une sélection d’artistes émergents, venus de partout dans le monde. Preuve en est avec la deuxième exposition de la galerie, visible jusqu’au 5 octobre et consacrée à la sud-africaine Nandipha Mntambo, qui travaille notamment avec d’étranges peaux figées… Une adresse à retenir pour découvrir le monde par le biais de l’art contemporain.


Andréhn-Schiptjenko, 10, rue Sainte-Anastase, 3e.