5 street artistes incontournables

Le street art fait de Paris un musée à ciel ouvert. C’est un ami de tous les jours. Il interpelle, dérange, on ne le voit pas toujours, devient commun et donne parfois envie de le ramener chez soi. A Nous Paris vous a sélectionné 5 street artistes qu’il faut chercher dans toute la capitale.

 

Treize Bis (13bis) 

Un corps d'homme avec une tête d'oiseau
© Treize Bis

 

Le street artiste Treize Bis (13bis) n’intervient pas directement sur le mur mais incruste sur le béton une membrane de papier constituée de son imagerie. En référence aux artistes dadaïstes et surréalistes tel que Max Ernst, Treize Bis utilise des gravures anciennes, les manipule et les assemble pour créer une nouvelle composition énigmatique, onirique et chimérique. Son art n’est pas immédiat mais se décrypte. Il est rempli d’images qui, indépendantes les unes des autres, trouvent ici un nouveau sens. Tout droit sorties d’un cabinet de curiosité, ses œuvres incarnent la mort, la vie, l’amour et le temps.

 

Fred le Chevalier

oeuvre du street artiste Fred Le Chevalier, collage rue des Cascades
© Fred Le Chevalier

 

Fred le Chevalier peuple les rues parisiennes et de France de personnages que vous avez forcément aperçus. Ce peuple humain/animal, à la tête plus grosse que son corps, aux grands yeux, parfois sans jambes, les lèvres soulignées de rouge, véhicule les messages : « L’amour n’est jamais sale », « Faites entrer la journée », « Alors j’ai allumé la lumière ». Seul, en binôme ou à plusieurs, ils semblent passer rapidement ou s’arrêter un instant et repartir pour une autre aventure. Habitants de ces villes comme nous, prenez le temps de les observer, sans les juger

 

Softtwix 

oeuvre de la street artiste softtwix Visage de femme
« Edoll 63 » © Softtwix

 

Softtwix, issue du milieu de la mode et de la publicité, décide, en 2014, de s’engager et de s’emparer de la rue. Avec son projet E.Doll, la street artiste colle des portraits de femmes aux visages symétriquement parfaits qui ne semblent pas humaines mais poupées. Installées dans l’encadrement d’une porte, d’une fenêtre, dans la rue, sur des chantiers, des zones désaffectées… elles interpellent et questionnent le passant par leur regard. Ce qui frappe d’emblée sont les stigmates portés par ces gravures de mode. Stigmates centrés sur le fait d’être une femme aujourd’hui et de son rôle sociétal.

 

Zoo Project – Bilal Berreni

Des hommes réels et des hommes dessinés constituent une foule.
Zoo Project – Bilal Berreni, Tunis, Tunisie, printemps 2011 © Zoo Project

 

Bilal Berreni, connu sous le nom de Zoo Project, est un street artiste à ne pas oublier. Tué à Detroit en 2013, il était engagé et humaniste, créant un art avec et pour les gens. Rue de Belleville, un de ses personnages criait de toutes ses forces « J’ai hurlé des mots. J’ai crié sur tous les toits. Société tu m’auras pas ». Zoo Project parcourt les murs de Paris mais également du monde : l’homme exploité-exploiteur dans la capitale, Tunis et les victimes du printemps arabe, les camps de réfugiés en Lybie… Avec le réalisateur Antoine Page, il traverse la Russie jusqu’en Sibérie, un voyage dessiné et filmé intitulé C’est assez bien d’être fou.

 

Monkeybird

oeuvre du street artiste monkey bird
Monkeybird, « Chronos », 2018, pochoir sur assemblage de bois anciens, 71,5 x 94,5 cm © H Gallery

 

Depuis 2012, Blow (l’Oiseau) et Témor  (le Singe) sont l’incarnation d‘un duo d’artistes bordelais aujourd’hui reconnu dans toute la France par leur style et singularité. Ces deux animaux totems sont pour eux une manière de lier l’homme et l’animal, l’oiseau pour la part intellectuelle et spirituelle de l’homme, le singe pour sa part terrestre et matérielle. Leurs œuvres à la construction complexe et symbolique sont inspirées par le sacré : enluminures, vitraux, ornementations mais également par l’architecture, les mathématiques  Remplies de symboles, elles sont une fascination pour les yeux et sont actuellement visibles à la H Gallery et à la galerie Artistik Rezo.