6 séries télé de notre enfance à redécouvrir en 2019

Non, il n’y a pas que la dernière saison de Game of Thrones dans la vie. Il y aussi ces séries télé qui ont fait notre enfance et qui – par chance – supportent plutôt très bien la revoyure. En voici six qui vous rappelleront bien des souvenirs. Attention, crise de nostalgie assurée !

Parker Lewis ne perd jamais

Comment oublier Parker Lewis ? Ses chemises fantaisistes, son bagout inimitable, son pote nerd Jerry (et sa veste à tiroirs) ou encore sa punchline « aucun problème » ?  Des looks de ses personnages à l’insouciance de l’ensemble, la série culte de Clyde Philips et Lon Diamond est la quintessence d’une certaine pop culture des années 80, obsédée par l’imaginaire adolescent et ses tourments intérieurs. Ainsi, alors que l’exagération très « cartoon » des gags évoque quelques shows contemporains (de Scrubs à Malcolm), la justesse d’écriture de ces lycéens plus complexes qu’il n’y paraît n’est pas sans rappeler les teen movies de John Hugues, comme Breakfast Club et La folle journée de Ferris Bueller.

Angela Anaconda

Avec un peu de recul, on se demande bien comment les marmots que nous étions parvenaient à trouver tout à fait normale cette série canadienne des plus ovniesques, immédiatement reconnaissable par son style visuel très « pâte à mâcher », tout en collages et en modelages. Mélange astucieux de photographies en noir et blanc et d’animation traditionnelle, cette esthétique très bric-et-broc fait la force de ce récit traversé de tracas de cour de récré et de farces infantiles, dont l’irrévérencieuse héroïne n’est pas sans évoquer Fifi Brindacier.

Le loup-garou du campus

Aux côtés de Phénomène Raven, Code Lisa, Sabrina l’apprentie sorcière ou encore Parents à tout prix, Le loup-garou du campus se dégustait tranquillement sur France 2, entre deux bols de céréales, dans le cadre du programme KD2A (pour « Karrément Déconseillé aux Adultes »). Un cultissime florilège de séries-jeunesse qui fédérait chaque semaine les enfants des années 2000. C’est dire si, malgré ses effets spéciaux cheapos et ses personnages très clichés, cette série pour adolescents si caractéristique de la génération Buffy contre les vampires fait encore son petit effet en 2019. Pour maintenir cette fibre, on enchaînera avec The Faculty, autre récit de campus et de surnaturel où excelle un tout jeune Elijah Wood.

Hey Arnold!

C’est certainement l’un des plus étranges récits de crush de notre enfance : l’union très « je t’aime moi non plus » qui unit le petit chevelu Arnold à la peste Helga (robe rose, sourire carnassier, répliques vachardes et mono-sourcil), nourrissant en secret une vénération démesurée audit collégien. Cette très curieuse relation sentimentale n’est pas le moindre des décalages de la série animée déjantée de Craig Bartlett. On ne saurait trop conseiller aux amateurs de ce divertissement pour kids de découvrir sa méconnue adaptation cinématographique, transposition en long format bénéficiant d’un casting vocal hollywoodien plutôt dingue (Jennifer Jason Leigh, Patricia Arquette, Christopher Lloyd…).

Oggy et les cafards

Cocorico : à bien y réfléchir, Oggy et les cafards est l’un des rares cartoons français à pouvoir concurrencer par son dynamisme et sa folie ses modèles américains – les classiques animés de la Warner Bros et de Tex Avery. Reproduisant la rythmique frénétique de Tom et Jerry, la création culte de ‎Jean-Yves Raimbaud ne cesse de nous fasciner par sa savante alchimie entre l’apparente simplicité de son humour et la disproportion finalement très complexe de ses gags – brisant constamment les limites de la physique. Dans le même genre, on redécouvrira avec un plaisir tout régressif les deux saisons des Zinzins de l’espace, du même instigateur.

Fais-moi peur

Confessons-le : on a jamais trop su différencier Fais-moi peur de Chair de poule – si ce n’est que l’un des deux semblait plus « adulte » que son voisin. Et le duel se jouait aussi sur le champ des génériques. Si celui de Fais-moi peur nous a marqués à vie par son chien possédé (aux yeux verts fluorescents), les premières images de Chair de Poule n’en sont pas moins inoubliables, avec sa poupée diabolique, sa nuit de tempête et son atmosphère à la Poltergeist. Les récits de la série, inspirés par les livres de R.L. Stine (le « Stephen King pour enfants« ), étaient à l’avenant, revisitant d’un épisode à l’autre mythes du fantastique, légendes urbaines et phobies infantiles. Impossible de ne pas tout se refaire à chaque Halloween.