A la découverte du quartier de Montparnasse

Difficile de passer à côté de l’un des plus hauts gratte-ciel du paysage parisien. Aujourd’hui, Montparnasse évoque souvent l’exode massif des Bretons, à travers les crêperies foisonnantes. Pourtant, à l’ombre de la tour, se cache aussi un quartier au passé populaire et artistique.

 

L’église Notre-Dame-du-Travail

© La Tête en L'Air
© La Tête en L’Air

 

L’église Notre-Dame-du-Travail est construite entre 1897 et 1902. Et cela pour les nombreux ouvriers habitant le 14e arrondissement, ceux qui travaillent sur les chantiers des Expositions Universelles parisiennes. Comme son nom l’indique, elle rend hommage à la condition ouvrière. Si de l’extérieur elle n’a rien d’extraordinaire, c’est en poussant la porte qu’on y voit son intérêt architectural. L’intérieur est composé d’une imposante et innovante armature métallique et d’une charpente aux poutres apparentes. La tour Eiffel est érigée dix ans auparavant, le métal est donc synonyme de modernité. Ainsi, l’église entend rendre hommage au savoir-faire des habitants du quartier.

59 rue Vercingétorix, 14e
M° Pernety 

 

La rue de la Gaîté

© La Tête en L'Air
© La Tête en L’Air

 

La rue de la Gaîté tire son nom de l’ambiance des nombreux bals, théâtres, guinguettes et restaurants qui s’y installent à partir du début du 19e siècle. Voisine des anciennes barrières d’octroi, où l’on payait une taxe pour l’entrée des marchandises dans la ville, elle se peuple de lieux populaires et festifs comme le Bal des Quatre Saisons, le Bal des Mille Colonnes ou les Folies Bobino. Si un grand nombre de ces établissements ont aujourd’hui disparu, la rue de la Gaîté conserve une impressionnante concentration de théâtres : Bobino, la Gaité-Montparnasse, le théâtre Montparnasse, le théâtre Rive-Gauche ou encore le théâtre du Petit Montparnasse.

Rue de la Gaîté, 14e
M° Gaîté ou Edgar Quinet

 

Le chemin du Montparnasse

© La Tête en L'Air
© La Tête en L’Air

 

Relais de poste à l’origine, le chemin du Montparnasse est transformé en ateliers d’artistes avec les matériaux utilisés lors de l’Exposition Universelle de 1900. En 1912, Marie Vassilieff, peintre russe, y ouvre une académie de peinture qui marque les grandes heures de l’avant-garde artistique de Montparnasse. Picasso, Matisse, Modigliani, Soutine, Zadkine, Chagall, Braque, Apollinaire ou encore Léger fréquentent le lieu. L’impasse devient, pendant la Seconde Guerre mondiale, un important point de chute du réseau de la Résistance. Menacé de destruction dans les années 1990, le chemin est finalement sauvé par les habitants du quartier. La Villa Vassilieff, établissement culturel, ouvre en 2016.

21, avenue du Maine, 15e
M° Montparnasse-Bienvenüe