Agenda des galeries : les meilleures expositions gratuites de mai

Les beaux jours sont enfin là, et avec eux les belles expositions du printemps. En galeries ou en centres d’art, elles sont gratuites et s’intègrent facilement à nos balades dans Paris et en Île-de-France. Sélection en 5 étapes, du Marais à Noisiel.

 

Jean-Michel Othoniel à la galerie Perrotin

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© Jean-Michel Othoniel. Courtesy Perrotin

 

Il est l’homme fragile, l’homme translucide : l’artiste français Jean-Michel Othoniel (né en 1964) explore les possibilités du verre depuis le début des années 90. Il a entouré de perles colorées la station de métro Palais Royal – Musée du Louvre, a installé des colliers de verre géants dans les jardins de la Villa Médicis, du château de Versailles ou encore à Venise, dans le jardin de la collection Guggenheim. Plus récemment, il a créé une gigantesque vague en briques (de verre, oui, toujours) au sein du musée d’art contemporain de Saint-Étienne, sa ville natale. C’est cette nouvelle veine qu’il explore ici, pour son exposition au sein de la galerie Perrotin. Des briques bleues au sol, des briques brunes au mur, des brisques argentées accumulées comme une montagne… On observe, émus, l’étonnante palette de reflets créés par ces nouvelles constructions.

Jean-Michel Othoniel. Oracles
Jusqu’au 8 juin 2019
Galerie Perrotin, 76 rue de Turenne, e

 

De l’immersion à l’osmose au FRAC

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© Giuseppe Penone. Photo : MCL

 

Le Fonds régional d’art contemporain (FRAC) de l’Île-de-France possède deux lieux, l’un dans le 20e arrondissement, l’autre au sein du parc culturel de Rentilly en Seine-et-Marne. Installé dans un ancien château réhabilité par l’artiste français Xavier Veilhan, ce deuxième espace accueille en ce moment une superbe exposition intitulée De l’immersion à l’osmose. Celle-ci regroupe des œuvres immersives qui provoquent les champs de la perception, activent nos sens et restaurent le lien à l’environnement qui nous entoure. Le spectateur commence par se plonger dans un bain de lumière colorée signée Ann Veronica Janssens, avant d’observer attentivement la croissance des univers organiques de Hicham Berrada, puis de suivre les pérégrinations filmées de Daniel Steegmann Mangrané à travers la forêt tropicale. On finira par une balade dans le parc, superbe.

De l’immersion à l’osmose
Jusqu’au 21 juillet 2019
FRAC Rentilly
1 rue de l’étang, 77600 Bussy-Saint-Martin

 

Take Care à la Ferme du Buisson

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© Take Care. Ferme du Buisson

 

La Ferme du Buisson de Noisiel présente en ce moment une belle exposition gratuite venue du Canada, que l’on visite pour ses vertus guérisseuses : centrée sur l’idée du care, autrement dit du soin que chacun doit apporter à soi et aux autres, elle réunit des artistes attentifs aux questions de la précarité du travail et de la discrimination, sensibles à la question environnementales et observateurs critiques du milieu médical. À mi-chemin entre le documentaire et l’esthétique, leurs travaux apportent aux visiteurs une connaissance empathique du monde, en braquant par exemple leurs projecteurs sur les travailleuses philippines qui nettoient les maisons des plus riches, mais aussi sur les sportives, les danseuses, les patients. Vidéos et installations sont complétées par un agenda de performances et d’ateliers, premiers pas indispensables dans l’étude du care, trop méconnu de ce côté de l’Atlantique.

Take Care 
Jusqu’au 21 juillet 2019 
À la Ferme du Buisson, allée de la Ferme, 77186 Noisiel 

 

Joakim Eskildsen à la galerie Polka

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© Joakim Eskildsen

 

Si jusqu’ici nous avons plutôt fait travailler nos méninges et expérimenté nos sens, place ici à une exposition purement réjouissante pour les yeux. La galerie Polka consacre une salle au photographe danois Joakim Eskildsen, qui nous mène au sud-ouest de l’Angleterre. Il explique : « Les Cornouailles étaient pour moi une terre inconnue. Cependant, comme le brouillard épais est mon ambiance lumineuse préférée, le climat n’aurait pas pu être plus propice. La pluie, le brouillard et les tempêtes étaient la norme, les ciels bleus l’exception. » Portraits et paysages déclinent ici une palette chromatique ravissante, et révèlent le travail attentif de l’artiste autour des atmosphères. Magnifique.

Joakim Eskildsen. Cornwall
Jusqu’au 18 mai 2019
Galerie Polka, 12-14 rue Saint-Gilles, 3e

 

Donald Judd à la galerie Thaddaeus Ropac

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© Donal Judd. Courtesy Thaddaeus Ropac

 

Vous n’avez jamais rien compris au minimalisme ? C’est peut-être l’occasion d’essayer à nouveau. Car la belle exposition que consacre la galerie Thaddaeus Ropac au pape du minimalisme américain Donald Judd (1928-1994) vaut le détour. Celle-ci a été pensée par son fils Flavin et couvre une large période de création allant de 1963 à 1993. On y découvre l’appétit du maître pour les formes tridimensionnelles et géométriques. Accrochées au mur, celles-ci jouent avec la perspective et entretiennent une ambiguïté entre peinture et sculpture. Posées sur le sol, elles interrogent l’interaction avec l’environnement architectural. Surtout, ne cherchez pas à voir au-delà des formes. Le minimalisme ne donne à voir que ce qu’il donne à voir…

Donald Judd
Jusqu’au 15 juin 2019
Galerie Thaddaeus Ropac, 7 rue Debelleyme, 3e


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