ARTE Concert : la sélection du mois d’avril

Musiques actuelles, classique, opéra, jazz, world, danse… Chaque année, ARTE Concert propose le meilleur de la scène européenne, avec plus de 800 spectacles à voir en livestream et en replay. Une fois par mois, A Nous Paris choisit ses préférés. 

 

Justice’s cut à l’AccorHotels Arena

Justice
© Olivia Bee

 

Samedi 14 octobre 2017, 21h et des poussières. L’AccorHotels Arena de Bercy est plongée dans le noir. Bien ambiancée par la team Ed Banger, la foule amassée dans la fosse hésite entre silences expectatifs et cris d’excitation. Et puis la “Cross” du premier album de Justice apparaît sur le fond de la scène, immense et brillante, comme le symbole d’un duo à qui il n’aura pas fallu dix ans pour se hisser au rang de “culte”. Un light-show impressionnant, un “Stress” en folie et un final en apothéose pour ce qui restera indéniablement un des plus grands lives de 2017.

Retrouvez la vidéo du concert en ligne sur le site d’Arte Concert.

 

The Limiñanas au Trianon

The Liminanas
© DR

 

On peut dire qu’en ce début d’année, The Limiñanas aura fait couler beaucoup d’encre, selon l’expression consacrée. Pas un journal qui n’ait encensé ce duo originaire de Perpignan. Carrossé tel un groupe rock anglo-saxon, il emprunte beaucoup de codes, le psychédélisme fleuri d’un Syd Barrett (le fondateur brûlé du Pink Floyd), et la transe électrique d’un Lou Reed. Mais chacun de ces éléments se fond dans une identité pop française, une sorte de poésie récitante, surréaliste, servie du bout des lèvres, que Serge Gainsbourg fut le premier à faire exister. Shadow People, sixième livraison du duo depuis 2010 et sans doute leur œuvre la plus aboutie, prolonge leur belle route hypnotique, entre anglais et français.

Retrouvez la vidéo du concert en ligne sur le site d’Arte Concert.

 

Molécule à l’Élysée Montmartre

Molécule
© DR

 

Le producteur parisien s’était déjà embarqué un mois sur un chalutier en mer du Nord pour son précédent opus en 2015. Accompagné d’un ami vidéaste, Molécule est cette fois parti se faire peur dans le Grand Nord, en montant prendre du son sur un iceberg fondant ou en enregistrant sa traversée de la banquise, toujours avec un fusil dans le dos pour faire fuir d’éventuels ours polaires. Tous les titres de l’album ont été composés en autarcie, dans sa cabane au Groenland, et ils n’ont pas été retouchés à son retour en France. Forcément, ça donne un disque différent des litanies techno récitées par ses collègues emmitouflés dans leurs certitudes en studio, que Molécule a présenté dans une version audiovisuelle le 8 mars à l’Élysée Montmartre.

Retrouvez la vidéo du concert en ligne sur le site d’Arte Concert.