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Carambolages au Grand Palais

Jusqu’au 4 juillet, le Grand Palais propose l’exposition Carambolages. Le concept novateur de cette proposition artistique surprendra plus d’un visiteur.

Carambolages est une exposition où l’on s’amuse. Le commissaire Jean-Hubert Martin l’a pensée davantage comme une expérience sensorielle qu’intellectuelle.
Loin d’être un traditionnel parcours à travers une époque, l’oeuvre d’un artiste ou un mouvement, la muséographie de cette exposition est agencée complétement différemment. Chaque œuvre se juxtapose à une autre pour qu’elles dialoguent, parce qu’elles se ressemblent ou partagent des détails qui amènent le visiteur à les relier non par thématique ou lien chronologique mais plutôt par analogie.

Très libre, cette exposition est un cheminement individuel où chacun doit laisser son regard le guider et prendre du plaisir. Elle ne nécessite aucune référence en histoire de l’art spécifique, c’est l’esthétisme de chaque œuvre qui prend le pouvoir et permet de faire voyager le visiteur d’une œuvre à une autre en l’encourageant à « écouter son regard ».

A l’image d’un cabinet de curiosité géant, ce sont 185 œuvres qui sont présentées, de François Boucher à Alberto Giacometti, en passant par Rembrandt ou Man Ray… Le divertissement, l’amusement et la surprise sont garantis. Le commissaire a souhaité rendre totale la liberté du visiteur, allant même jusqu’à proposer un mur géant sur lequel on retrouve l’ensemble des œuvres présentées, et où le visiteur pourra jouer à faire ses propres liens entre les pièces exposées. Le but étant de montrer qu’avec les mêmes œuvres on peut trouver des cheminements et des séquences différentes.