Cate Blanchett en 5 films incontournables

Trente-six nominations et 12 prix, dont un Oscar reçu en 2014 pour Blue Jasmine. A 48 ans, Cate Blanchett possède un palmarès plus qu’honorable. Prestigieux diront certains. Qu’elle ait été choisie pour être la Présidente du Jury du Festival de Cannes cette année n’est donc pas un hasard. Que nous décidions de nous replonger dans cinq de ses films que nous jugeons incontournables non plus…

 

Elizabeth de Shekhar Kapur (1998)

Sans pour autant nous laisser un souvenir impérissable, cet Elizabeth n’en reste pas moins le premier grand rôle de l’actrice australienne. Celui qui a fait prendre conscience au monde entier qu’une grande actrice pouvait vraisemblablement se cacher derrière ce joli minois. Producteurs et réalisateurs ne s’y trompent pas et Cate Blanchett se voit ouvrir les portes du tout Hollywood. Fidèle au cinéaste Shekhar Kapur, elle reprendra le rôle de la fille du puissant Henri VIII en 2007 dans Elizabeth : l’âge d’or.

 

I’m not there de Todd Haynes (2007)

En 2007, l’atypique Todd Haynes décide de rendre hommage au grand Bob Dylan. A sa manière… Six acteurs différents incarnent en effet cette icône américaine inclassable à tour de rôle. Parmi Christian Bale, Richard Gere et consorts, surprise !, une femme participe à l’esquisse de ce portrait magnétique : Cate Blanchett. L’étonnement passé, on ne peut que saluer le culot du réalisateur, et bien entendu la superbe performance de l’actrice.

 

Blue Jasmine de Woody Allen (2013)

Vibrante, poignante, suffocante, intense… Les mots viendraient presque à nous manquer pour décrire la prestation impeccable de Cate Blanchett dans Blue Jasmine. Avec ce drame parfaitement acidulé, Woody Allen entend rendre hommage à un film qu’il affectionne particulièrement : Un Tramway nommé Désir. Sauf que cette fois, le réalisateur anglais centre sa caméra sur le rôle féminin plutôt que sur celui de l’homme machiste par excellence. Un choix payant qui permet à la native de Melbourne de briller de mille feux. Et accessoirement d’être auréolée d’un petit Oscar

 

Carol de Todd Haynes (2016)

Toujours très éclectique dans le choix de ses rôles, Cate Blanchett nous surprend à nouveau en 2016 avec le drame Carol. Dans ce film qui lui permet de tourner à nouveau pour Todd Haynes, elle incarne une femme prisonnière d’un mariage qui ne lui convient plus. Son émancipation va prendre une tournure inattendue lorsqu’elle fait la connaissance d’une jeune employée d’un grand magasin de Manhattan, Therese (Rooney Mara, hypnotique). De cette rencontre anodine va naître une belle et tendre histoire d’amour, une des plus captivantes du 7e Art.

 

Thor Ragnarok de Taika Waititi (2017)

Qui l’eut cru ! Après Carol, grand écart de géant pour Cate Blanchett qui rejoint le casting de la superproduction Marvel Thor Ragnarok. Le ciel est-il tombé sur la tête de l’actrice d’origine australienne ? Pas le moins du monde quand on regarde sa prestation. Plus bad ass que jamais, elle ne fait ici que prouver qu’elle peut absolument tout jouer. Well done Cate, encore une fois tu nous as bien bluffés !