Ce que vaut vraiment le film Once upon a time… in Hollywood !

Il était une fois l’histoire d’un Tarantino nostalgique, partagé entre son amour des westerns et celui de l’Hollywood d’avant, à des milliers de kilomètres de l’industrie cinématographique telle qu’on la connait aujourd’hui. L’histoire d’un réal’ qui vit dans le passé et qui, à l’occasion de son 9e film, décide de mêler ses passions pour en faire un ultime chef-d’œuvre, aspiration presque poétique à faire revivre un univers qu’il chérit tant.

Once upon a time in Hollywood

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Si les invariants d’un film de Quentin Tarantino relèvent régulièrement de cette osmose conjointe de l’humour et de la violence, cette dernière semble étrangement absente en premier lieu. Coté scénar, on est rapidement séduit par ce pitch qui sort des sentiers battus : Rick Dalton, un acteur de télé déchu (Leonardo DiCaprio) qui cherche à tout prix à se frayer un chemin dans le monde cruellement élitiste d’Hollywood, rêvant de passer du petit écran au plus grand, fidèlement accompagné de Cliff Booth, sa doublure et homme à tout faire (Brad Pitt). Un casting hyper sexy comme Tarantino les aime, agrémenté par la présence de l’excellente Margot Robbie qui joue la célèbre Sharon Tate, voisine de la vedette de télé.

 

Un voyage au coeur d’une époque passée trop vite

Hollywood

 

Un film profondément ancré dans l’époque qu’il décrit, témoignage impérissable de la Californie des années 70, dernière confession d’un monde à l’agonie et sur le point d’être sujet aux grands bouleversements de la fin du 20e  siècle. Tarantino revisite à sa façon chaque recoin de cette industrie qu’il regrette autant qu’il l’admire, allant jusqu’à mettre en scène un Bruce Lee pathétique et corrompu par la gloire mis à mal par un Brad Pitt shooté à la testostérone dans une scène infiniment comique, du moins pour quiconque se révèle plus accro aux blockbusters américains qu’aux films de kung-fu. Les hippies ont également la vie dure bien qu’ils aient la part belle dans cette intrigue au cœur des années noires de Charles Manson. Le tout accompagné de l’une de ces BO incroyables dont Tarantino a le secret : Simon and Garfunkel, the Buchanan Brothers, Animals… Tous les ingrédients sont réunis pour une plongée fascinante au cœur d’une époque passée trop vite et si amèrement regrettée.

 

Pas la taille qui compte ?

 

Si les détracteurs du film auraient plutôt tendance à critiquer malgré eux l’œuvre du réalisateur dans son ensemble, on ne peut leur retirer cette longueur quasi somnolente (2h45 tout de même) qui pourrait aisément être minimisée : certains plans s’étirent indéfiniment. Certes c’est toujours un plaisir de contempler les jolis minois de Brad Pitt et de Margot Robbie mais une séquence gros plan d’une minute trente sur un visage occasionnellement inexpressif ou sur une marche de quelques mètres prenant des airs de marathon pourrait être évitée. Peut-être est-ce une énième tentative de pénétrer la psyché pourtant pas si compliquée de ces personnages hauts en couleur, ou simplement une expression artistique qui résonne d’une façon bien trop personnelle pour être partagée. Toujours est-il que le rythme Tarantinien à son plus haut niveau reprend ses droits dans une fin explosive (on ne vous en dit pas plus) qui ne vous fera pas regretter d’avoir patiemment tenu bon, conclusion presque grandiose d’un film à la croisée des mondes.

Découvrez la bande son du film !


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