Ciné : les films de la semaine

Dans notre sélection de la semaine, cinq nouvelles sorties à déguster au plus vite au cinéma !

La passion Van Gogh (Animation)

De Dorota Kobiela et Hugh Welchman, avec la voix de Pierre Niney. Durée : 1h35. 

1891, après le suicide de Vincent Van Gogh, le postier d’Arles confie à son fils une lettre égarée du peintre, à remettre à son frère Théo. Le début d’une quête qui l’emmènera jusqu’à Auvers-sur-Oise pour élucider le mystère de ses derniers instants. L’occasion de faire revivre l’âme de cet artiste complexe avec d’autant plus de force que ce film, en motion capture, est animé à la manière du style et du trait des œuvres de Van Gogh. Et le résultat est fascinant tant au niveau de l’enquête passionnante qui rétablit la vérité sur ce « suicide » que par l’attrait de ses traits.

 

Coexister (Comédie)

De Fabrice Eboué, avec Fabrice Eboué, Audrey Lamy, et Jonathan Cohen. Durée : 1h30. 

Directeur de maison de disques à la ramasse, Nicolas (Fabrice Éboué) a l’idée former un groupe avec un rabbin (Jonathan Coen), un imam (Ramzy), et un prêtre (Guillaume de Tonquédec). Un plan qui sent la fausse bonne idée musicale, comme cinématographique d’ailleurs, mais qui dans les mains de Fabrice Éboué devient un sujet en or. Sans parti pris, l’humoriste se paye les travers de chaque religion avec l’humour corrosif qu’on lui connaît. Porté en plus par un trio au top de personnages pétris par leur foi et de totale mauvaise foi, ce film sur la difficulté de faire cohabiter entre eux les différents cultes n’est pas loin d’être en passe de le devenir justement… culte.

 

L’école buissonnière (​Comédie dramatique) 

De Nicolas Vanier, avec François Cluzet et Jean Scandel. Durée : 1h56. 

Orphelin dans l’entre-deux-guerres, Paul est accueilli dans une ferme de Sologne. Hébergé chez le garde-champêtre (Éric Elmosnino), il préfère s’acoquiner avec Totoche (François Cluzet), le braconnier rustre, mais riche des secrets de la nature. Cette nature que le réalisateur explorateur Nicolas Vanier connait bien et nous fait partager ici dans une fiction. Un grand film familial dont on pouvait craindre le trop plein de bons sentiments, mais dont on ressort touché, et fort du partage de valeurs saines.
 

Détroit (Drame) 

De Kathryn Bigelow, avec John Boyega et Will Poulter. Durée : 2h23. 

1967, alors que les Noirs de Détroit sont harcelés par une police blanche brutale, les émeutes éclatent. Dans une ville à feu et à cran, des policiers se mettent à terroriser de jeunes fêtards. Un interrogatoire qui tourne au cauchemar avec en toile de fond ces émeutes filmées avec son savoir-faire par Katherin Bigelow (Point break, Démineurs) qui signe-là un film éprouvant, presque trop parfois, et un nouveau brûlot sur l’histoire de l’Amérique.

 

L’atelier (Drame)

De Laurent Cantet, avec Marina Foïs et Matthieu Lucci. Durée : 1h54. 

Antoine, jeune homme solitaire et ouvertement raciste, se met à espionner sa prof d’atelier d’écriture (Marina Foïs)… qui se met à l’observer à son tour. Un jeu du chat et de la souris aussi étrange qu’ambigu, filmé par le réalisateur d’Entre les murs dans un film qui à force de brouiller les pistes part un peu dans tous les sens, mais nous emmène avec subtilité au cœur des chemins tortueux de la radicalisation.