Ciné : les sorties de la semaine

Dans notre sélection de la semaine, ce qu’il faut voir ou pas au cinéma !

Espèces menacées
Drame. Note : 4


De Gilles Bourdos, avec Alice Isaaz, Vincent Rottiers et Grégory Gadebois. Durée : 1h45. 

Une femme battue par son mari (Vincent Rottiers). Un père (Grégory Gadebois) qui ne peut pas aider sa fille. Un autre père (Éric Elmosnino) qui apprend que son enfant va se marier avec un homme plus âgé. Une mère psychotique. Autant d’espèces menacées gravitant autour de la plus menacée d’entre elles, cette jeune femme battue. Un personnage désespéré et superbement campé par Alice Isaaz qui décrit de l’intérieur le processus vicieux de la violence conjugale et ses conséquences sur des proches incapables d’agir, dans ce film exacerbé par l’intensité de jeu des ses comédiens.

 

Une suite qui dérange : le temps de l’action
Documentaire. Note : 4

De Bonni Cohen et Jon Shenk, avec Al Gore. Durée : 1h38. 

En 2006 Al Gore envoyait un électrochoc dans Une vérité qui dérange. Le début d’une prise de conscience contre le réchauffement climatique. Onze ans plus tard, l’ancien vice-président américain est de retour pour reprendre la température. Entre le Groenland qui ne cesse de fondre, le niveau des eaux qui augmente et le climat qui se dérègle, cette suite tire de nouveau le signal d’alarme. Mais elle nous montre aussi, avec le succès de la COP21 dont les tractations sont ici filmées de l’intérieur, qu’il existe de l’espoir, et que le prix Nobel de la paix en 2007 est toujours aussi combatif qu’indispensable dans le monde d’aujourd’hui. 

Le Château de verre
 Drame. Note : 3


De Destin Daniel Cretton, avec Brie Larson, Woody Harrelson et Naomi Watts. Durée : 2h08. 

Rex (Woody Harrelson), utopiste mais alcoolique, et Rose Mary (Naomi Watts) artiste peintre ratée plutôt négligente, élèvent leurs quatre enfants en dehors de la société. Rêvant de fabriquer une maison de verre pour voir les étoiles, Rex a surtout tendance à les enchaîner (les verres). Se construire dans l’ombre d’un père aussi fascinant que décevant, voici le sujet de ce film inspiré d’une histoire vraie. Un drame un peu trop redondant dans les multiples chauds et froids soufflés par ce géniteur envahissant, mais un beau questionnement sur l’amour paternel.
 

Le Petit Spirou
Comédie familiale. Note : 2


De Nicolas Bary, avec Sacha Pinault, Pierre Richard et François Damiens. Durée : 1h26. 

Dans la famille de Spirou, tout le monde est groom de grand-père en fils. Seulement voilà, Spirou, lui, ne veut pas de ce destin tout tracé ! Préférant faire le tour du monde, il met ses copains de classe à contribution. Et c’est donc parti pour l’adaptation live de la mythique BD née en 1938 pour une transposition assez plan-plan, il faut l’avouer, mais plutôt bienveillante et ludique.

Le Maître est l’enfant
Documentaire. Note : 3

D’Alexandre Mourot, avec la voix d’Anny Duperey. Durée : 1h40. 

Pratique d’éducation privilégiant l’autonomie, la libre activité, et l’estime de soi qui fait trop souvent défaut dans le système classique, la méthode Montessori se dévoile ici par l’intermédiaire de ses meilleurs représentants : des enfants de maternelle. Le tout, porté par une voix off basée sur des textes de Maria Montessori elle-même, faisant prendre plus de poids à cette réflexion sur la façon d’éduquer autrement.