A.Voir

Cinéma : 10 films qu’il ne fallait pas louper en 2017

Choisir 10 films parmi les nombreuses pépites sorties au cinéma en 2017 n’a pas été une mince affaire. Et pourtant, les joyaux ci-dessous sonnent comme une évidence à nos yeux.

Compte tes blessures de Morgan Simon

Un jeune adulte tente d’exorciser ses démons intérieurs par le biais de la musique et du tatouage. Mais la rage qui l’habite ne peut rester éternellement assoupie… Compte tes blessures est peut-être passé inaperçu lors de sa sortie en salles, il n’en reste pas moins un drame familial éprouvant, fascinant, dans lequel le charismatique Kévin Azaïs cannibalise toute notre attention.

 

Moonlight de Barry Jenkins

Trois Oscars dont celui du meilleur film. Il n’en faut pas plus pour susciter la curiosité des cinéphiles et du grand public. À l’écran, l’histoire en trois chapitres de Chiron, jeune américain qui tente de se faire une place dans un monde qui semble ne pas le comprendre, est bouleversante. Mille fois plus touchante que nous pouvions l’imaginer avant de prendre notre place de cinéma.

 

The Lost City of Z de James Gray

Un film d’aventure en pleine Amazonie comme il est si rare d’en voir de nos jours. Avec ce sixième film, James Gray continue de décortiquer l’âme humaine pour en analyser chaque recoin. L’altruisme comme l’égoïsme. La lumière comme les ténèbres. C’est passionnant, parfaitement exécuté et, surtout, brillamment incarné par Charlie Hunnam, Sienna Miller et Robert Pattinson.

 

Djam de Tony Gatlif

Un road movie d’une humanité renversante. Voilà comment résumer l’oeuvre de Tony Gatlif, cinéaste qui a toujours mis un point d’honneur à rassembler les hommes, quels que soient leurs horizons, leurs coutumes, leurs traditions. Un film envoûtant qui donne envie de voyager, de s’ouvrir aux autres, de danser… Bref, de croquer la vie à pleines dents.

 

Patients de Grand Corps Malade et Mehdi Idir

Avec ce film qui retrace ses années passées dans un centre de rééducation suite à un grave accident, Grand Corps Malade nous touche en plein coeur. Privilégiant le rire au pathos, le slameur nous embarque dans un torrent d’émotions où la pudeur, la tendresse et l’humilité sont reines. Une magnifique leçon de vie.

 

Detroit de Kathryn Bigelow

Réalisatrice qui n’est pas connue pour prendre des pincettes, Kathryn Bigelow frappe une nouvelle fois là où ça fait mal avec Detroit. L’histoire a beau se dérouler en 1967, elle est tristement d’actualité. C’est ce qui rend certains dialogues et une poignée de séquences encore plus insoutenables. Un tour de force suffocant, révoltant même, orchestré d’une main de maître.

 

Mother! de Darren Aronofsky

Alors, pire film de l’année ou long métrage le plus saisissant de 2017 selon vous ? De notre côté, Mother! de Darren Aronofsky nous a littéralement scotchés sur place. Une expérience d’une rare intensité qui jongle habilement, et délicieusement, avec les genres. Une énorme claque visuelle, anxiogène à souhait, dont il est difficile de ressortir indemne.

 

The Square de Ruben Östlund

Malgré certaines mauvaises langues, The Square n’a pas démérité sa Palme d’or lors du Festival de Cannes de 2017. Et pour cause : il est un petit bijou d’humour grinçant et vénéneux. Un ovni à la fois décalé et révélateur d’une société tournée sur elle-même qui fait voler en éclats le fameux « modèle suédois ». Jouissif !

 

La Belle et la Meute de Kaouther Ben Hania

Une jeune femme violée par des policiers obligée d’aller porter plainte au commissariat où officient ses agresseurs. Un sujet d’actualité révoltant dans le fond, brutal dans la forme, qui nous révulse autant qu’il nous donne envie de plonger dans l’écran pour tordre le coup à ces pensées archaïques.

 

120 battements par minute de Robin Campillo

Immersion âpre et vertigineuse dans le quotidien des militants d’Act Up-Paris, le film de Robin Campillo est une oeuvre dense qui nous attrape à la gorge et ne nous relâche qu’à l’arrivée du générique de fin. On ressort de la projection le souffle court, exténué et infiniment triste, à la fois blessé et habité par cette explosion d’amour et de lutte.