Ciné : les sorties de la semaine du 24 septembre

Quels sont les films à voir cette semaine ? Retrouvez notre sélection non-exhaustive des sorties cinéma à ne pas manquer.

I Feel Good : comédie

Système de notation des films de la semaine

De Benoît Delépine et Gustave Kervern, avec Jean Dujardin et Yolande Moreau. Durée : 1 h 43.

Oisif et lunaire, Jacques (Jean Dujardin) débarque, en peignoir, chez sa sœur, chef d’un centre Emmaüs (Yolande Moreau). Fainéant donc, mais aussi beau parleur, il rêve d’avoir l’idée qui le rendra riche, comme la chirurgie esthétique pour les pauvres. Une petite entreprise sur fond de crise, la marotte de Benoît Delépine et Gustave Kervern, qu’ils filment avec leur verve, leur décalage et leur inventivité visuelle habituels. Une entreprise pour laquelle ils ont débauché Jean Dujardin, idéal bonimenteur brinquebalant, dans ce film qui manque parfois de rythme mais à placer au sommet de leur art mêlant l’humour et le social.

 

Donbass : drame

Système de notation des films de la semaine

De Sergei Loznitsa, avec Boris Kamorzin et Valeriu Andriutã. Durée : 1 h 50.

Dans le Donbass, une région de l’est de l’Ukraine coincée entre les milices pro-russes et les indépendantistes, la moindre étincelle chez les autochtones menace de tout faire péter. Et c’est souvent le cas dans les 13 histoires absurdes et violentes que le réalisateur a choisies pour nous conter ce pays. Un pays aussi fou que ses personnages et que son cinéma à cheval entre Kusturica et Fellini, heureux Prix de la mise en scène à Un certain Regard à Cannes.

 

Un Peuple et son roi : drame historique

Système de notation des films de la semaine

De Pierre Schoeller, avec Adèle Haenel, Olivier Gourmet et Gaspard Ulliel. Durée : 2 h 01.

14 juillet 1789, le peuple prend la Bastille. Cette histoire, la nôtre, vous la connaissez mais ici elle nous est re-racontée du point de vue du peuple. Un bras de fer de trois ans et demi où se mêlent trahisons, terreurs et admiration sur fonds de tribunes à la toute jeune Assemblée Nationale et de défiance au roi. Le tout montré ici avec un réalisme quasi documentaire, des portraits habités et un symbolisme saisissant comme seul sait le mettre en scène Pierre Schoeller (L’Exercice de l’État) qui réussit à filmer l’histoire en marche.

 

L’Ombre d’Emily : comédie policière

Système de notation des films de la semaine

De Paul Feig, avec Anna Kendrick et Blake Lively. Durée : 1 h 58.

Mère célibataire plutôt coincée, Stephanie (Anna Kendrick) sympathise avec Emily (Blake Lively), la mère d’un copain de son fils, totalement extravertie. Seulement voilà, un jour Emily disparaît. Commence alors une étrange enquête qui dans les mains du roi de la comédie Paul Feig (Mes meilleures amies, Spy) donne ce film au final trop chaotique, mais tout de même assez drôle, avec une pointe de tonalités hitchcockiennes.

 

Libre : documentaire

Système de notation des films de la semaine

De Michel Toesca. Durée : 1 h 40.

Les migrants, on en parle beaucoup, Cédric Herrou, lui, les accueille. Si vous n’avez pas encore entendu parler de cet agriculteur récemment condamné pour avoir aidé nombre d’entre eux, ce documentaire est là pour nous éclairer sur son quotidien dans la vallée franco-italienne de la Roya qui est devenu par la force des choses un combat. Et si Libre tourne beaucoup autour de cette figure et de sa vision altruiste du monde, le film, nécessaire et salvateur, éclaire les consciences et interpelle notre humanité.