Encore du culte pour Emilia Clarke

Tous ceux qui regardent la série Game of Thrones sont tombés sous le charme de la Khaleesi Daenerys Targaryen, la mère des dragons pour les intimes. Et pour cause : c’est une sacrée personnalité ! Au point qu’Hollywood a fait appel à elle pour reprendre le rôle de Sarah Connor dans Terminator Genisys. Rencontre avec cette nouvelle icône.

Vous avez la cheville bandée et des béquilles. Que vous est-il arrivé ?

Emilia Clarke : Je faisais un peu de break dance avec mes dragons quand Terminator est arrivé pour enflammer le dancefloor. Quelle histoire !

Quel effet ça fait de se retrouver dans ce rôle iconique de Sarah Connor ?

C’est un incroyable défi. J’ai grandi avec les Terminator, et ce personnage m’a inspiré en tant qu’actrice. Le simple fait d’auditionner pour le rôle était déjà quelque chose d’énorme pour moi. Et puis, en lisant le scénario, j’ai vu que je pouvais lui apporter quelque chose et pas seulement faire un copier-coller du travail de Linda Hamilton (interprète de Sarah Conor dans les deux premiers Terminator, ndlr).

Justement vous avez rencontré Linda Hamilton et James Cameron ?

Non, non. Je ne sais pas pourquoi, d’ailleurs. James, si tu peux me donner ton numéro… Mais j’ai été ravie d’apprendre qu’il avait aimé ce nouveau film, et qu’il considérait qu’on avait respecté le travail qu’il avait initié. On pouvait rêver meilleur compliment. L’histoire s’imbrique dans celle des deux premiers films.

Est-ce que vous avez tout de suite compris le scénario lorsque vous l’avez lu ?

C’est une question qu’on me pose souvent (rires). Mais comme on m’a en fait proposé le rôle avant que je puisse lire le scénario, j’ai eu le temps de revoir les films. Et quand je l’ai enfin lu, j’avais déjà l’histoire bien en tête. Le souci des producteurs sur ce film, c’est qu’ils devaient contenter les fans qui connaissent absolument tout par cœur, et séduire en même temps un nouveau public qui n’a pas vu les premiers films.

Quelle a été la chose la plus difficile à faire sur ce film ? Se retrouver nue au milieu de l’autoroute après un voyage temporel ?

(Rires) C’était surtout très dangereux ! En tout cas, le principe de voyager dans le temps grâce à une machine dans laquelle vous ne pouvez entrer qu’en étant nue est… intéressant (rires). Mais je pense que le plus difficile, c’était toutes ces armes très lourdes que je devais porter. Ça m’a obligé à repousser mes limites en temps qu’être humain (rires). Et ça, c’est finalement plus dur que de se retrouver à poil au milieu de l’autoroute.

Est-ce que vous aviez envie de casser votre image de Khaleesi de Game of Thrones ?

Non. Je ne voudrais jamais casser mon image de Game of Thrones. Je veux absolument la conserver ! Mais en tant qu’actrice, je veux aussi tourner des films, et interpréter le maximum de rôles possibles. De ce point de vue, jouer dans un Terminator, c’est une chance immense.

Pourquoi avez-vous refusé de jouer dans Cinquante nuances de Grey ?

C’est juste que je n’étais pas vraiment dans le “mood” à l’époque où on me l’a proposé. J’ai donc refusé. C’est mon père qui a été content (rires).

Quelle est la différence entre tourner pour une série et une superproduction comme Terminator Genisys ?

La taille de la loge (rires). Et de l’écran, aussi ! Mais en fait, la production de Game of Thrones devient tellement grosse que c’est au fond assez similaire. J’avais juste moins de temps libre sur Terminator, vu que sur la série, il y a beaucoup plus d’intrigues qui se croisent, et que je ne tourne donc pas tout le temps. Vous n’allez pas pouvoir faire du shopping à Paris, avec votre pied blessé. Oui, dommage, j’adore ! Mais ce n’est pas grave, je peux revenir souvent puisque je vis à Londres.

Terminator Genisys d’Alan Taylor, avec Arnold Schwarzenegger, Emilia Clarke et John Clarke. Science-fiction. Sortie le 1er juillet.