Étrange Cargo

Territoire de curiosité et de liberté, la Ménagerie de Verre est LE lieu de référence pour explorer les écritures scéniques innovantes : une émoustillante fabrique expérimentale dédiée aux formes non identifiées. Chaque année, Étrange Cargo y fait escale, se plaisant à briser les codes entre théâtre, danse, arts visuels et cinéma sous l’œil vigilant de Marie-Thérèse Allier.

Privilégier les décalages, assumer une totale liberté de création, révéler des personnalités nichées dans les franges de l’art… cette nouvelle édition ne déroge pas d’un iota à son esprit hors formats. À l’affiche, huit créations : Radio Vinci Park, un jeu de séduction-défi entre un motard masqué et un danseur travesti en executive woman élaboré par Theo Mercier et François Chaignaud (22- 24 mars), Le Grand Vivant présenté par Thierry Thieû Niang (25-26 mars), Ruin Porn, une vision singulière de notre ère pré-apocalyptique délivrée par Guillaume Marie, Igor Dobricic et KK Null (29-30 mars).

Mais ce n’est pas tout : Boris Charmatz et Frank Willens ont décidé de se réapproprier le mystérieux solo Sans titre, conçu en 2000 par Tino Sehgal dans le studio Wigman de la Ménagerie de Verre, soulignant ainsi la variabilité originelle de l’œuvre (31 mars, 1er et 2 avril). Quant à Pauline Simon, elle construit un espace suspendu entre mythe et anticipation intitulé Postérieurs (le futur n’existe pas, mais des futurs insistent) (5-7 avril). Pour clore l’ensemble, Robert Cantarella remonte à l’origine du théâtre en recréant la fragilité de ces moments suspendus que sont les auditions « La Réplique » (8-9 avril). Toujours plus radical et surprenant, on embarque !