3 belles expos à voir au-delà du périph’

Bientôt le printemps, et les envies d’escapade. Pourquoi pas débuter par un petit tour au-delà du périph’, pour découvrir de belles expositions ? À Nous Paris a dégoté pour vous trois beaux rendez-vous ! 

Sempé à Rueil-Malmaison (92)

© Sempé en liberté, itinéraire d’un dessinateur d’humour

 

Il est l’un des plus grands dessinateurs de notre époque. Jean-Jacques Sempé, dit Sempé (né en 1932) est à l’honneur d’une belle et grande exposition au sein de l’Atelier Grognard à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine).

Pas moins de 300 dessins y sont réunis, formant ensemble une rétrospective complète de la carrière de l’artiste. De ses débuts hésitants à ses succès dans la presse (il a fait des dizaines de fois la couverture du prestigieux New Yorker !), Sempé dévoile ici toute la palette de son talent et de son regard humaniste sur un monde en mouvement. Avec des pointes de poésie, des drôleries, des élans mélancoliques… Émotion garantie.

Sempé en liberté, itinéraire d’un dessinateur d’humour
Jusqu’au 31 mars, Atelier Grognard, Rueil-Malmaison 

On n’est pas des robots, à Gentilly (94)

Hortense Soichet / Worklog. Itinéraire avec Weheb, région orléanaise, 2018.

 

Bien connue des amateurs de photographie, la Maison Doisneau de Gentilly (Val-de-Marne) mérite toute notre attention avec sa nouvelle exposition, consacrée à trois femmes photographes. Cécile Cuny, Nathalie Mohadjer et Hortense Soichet se sont intéressées aux travailleurs logistiques, qu’elles décrivent à travers de sublimes portraits et prises de vues sur le vif.

« La logistique consiste à organiser l’entreposage et le transport des matières premières, des composants pour l’industrie et des marchandises depuis leurs lieux de fabrication jusqu’à leurs lieux de consommation. » Essentiels dans la grande chaîne de production du capitalisme, les travailleurs logistiques (13 % des emplois ouvriers en France) n’en sont pas moins complètement invisibles aux yeux des consommateurs. Cette exposition en forme d’enquête photographique part sur leurs traces, et nous raconte les coulisses d’une société de la marchandise.

On n’est pas des robots. Ouvrières et ouvriers de la logistique
Jusqu’au 19 avril, Maison Doisneau, Gentilly 

Female Minimal à Pantin (93)

© DIMENSIONS OF REALITY: FEMALE MINIMAL. Courtesy Thaddaeus Ropac

Excellente nouvelle : l’art minimal, dont on connaît les protagonistes masculins (Donald Judd, Frank Stella, Sol LeWitt) est réévalué par la galerie Thaddaeus Ropac à Pantin (Seine-Saint-Denis) à l’aune de ses représentantes femmes.

On redécouvre les travaux monumentaux, minimalistes, géométriques ou équilibristes de noms célèbres comme d’inconnues, comme Rosemarie Castoro, Maria Lai ou Vera Molnar, mais aussi Marlow Moss, Lydia Okumura, Lolo Soldevilla, Magdalena Wiecek… Originaires d’Europe et des États-Unis, ces quatorze artistes ont défié des années 1920 à 1980 les préjugés sexistes, et refusé l’idée que seuls les arts textiles et décoratifs soient permis aux femmes. Classe !

Female Minimal 
Jusqu’au 20 juin 2020, galerie Thaddaeus Ropac, Pantin