Notre sélection des meilleures expos photos en juin

Quelques semaines avant le début des fameuses Rencontres de la photographie à Arles (du 1er juillet au 22 septembre 2019), de fascinantes expos photo sont à découvrir dans la capitale. Galeries, musées et centres d’art au programme : suivez le guide !

Barbara Probst au BAL

expos photos en juin
Exposure #31, Barbara Probst, NYC, 249 W 34th Street, 01.02.05, 4:41 p.m., 2005 © Adagp, Paris, 2019

 

Difficile de résister à l’étrangeté qui se dégage de son travail : au Bal (18e arrondissement), l’Allemande Barbara Probst (née en 1964) expose côte à côte différentes photographies d’un même moment. L’idée centrale de son travail, toute simple en apparence, est donc de déclencher plusieurs appareils simultanément autour d’une même scène, pour en saisir plusieurs nuances et différents points de vue. Une évidence se révèle alors : quel que soit l’angle ou le cadrage, des détails échapperont forcément à l’appareil photographique, dont on apprend ainsi qu’il ne nous dit que bien peu de choses du réel. Parfois, à l’aide de décors et d’accessoires, Barbara Probst ajoute à ses compositions un aspect narratif, comme si le spectateur enquêtait sur un mystère. Parfois, en appelant les personnes portraiturées à regarder l’un ou l’autre des appareils, les regards se croisent et s’échappent. Vers un monde inconnu, celui qui se trouve en dehors du champs photographique. Passionnant !

Barbara Probst, The moment in space
Jusqu’au 25 août 2019
Au Bal, 6, impasse de la Défense, 18e

 

Le fil noir de la MEP

expos photos en juin
Charles Harbutt, Car, Aspen, Colorado, 1971, Collection Maison Européenne de la Photographie, Paris © Charles Harbutt / Courtesy of Peter Fetterman Gallery

 

Inspirée par l’exposition monographique qu’elle consacre au même moment à l’Américain Henry Wessel et à sa passion pour les univers cinématographiques, la Maison européenne de la Photographie (4e arrondissement) met en lumière une petite partie de sa collection (riche de 23 000 images !) en proposant un accrochage autour des influences des films noirs. Certaines de ces photographies sont présentées pour la toute première fois au public parisien. Elles évoquent la nuit, le cinéma, la rue et la route, et sont signées Diane Arbus, Brassaï, Larry Clark, Robert Frank, Nan Goldin ou Helmut Newton. À voir !

Fil noir
Du 5 juin au 25 août 2018
À la MEP, 5/7 rue de Fourcy, 4e

 

Harry Shunk et János Kender au Centre Pompidou

expos photos en juin
Photographies Shunk-Kender, Jacques Villeglé travaillant, Montparnasse, Paris, 1961, Don de la Fondation Roy Lichtenstein en mémoire de Harry Shunk et de Janos Kender (2014) (© J.Paul Getty Trust. Tous droits réservés. © Adagp, Paris 2019 © Centre Pompidou/MNAM-CCI/Bibliothèque Kandinsky, Photothèque RMN-Grand Palais)

 

Ils s’appellent Harry Shunk (1924-2006) et János Kender (1937-2009), et leur vie a de quoi faire pâlir de jalousie les âmes esthètes. Passant leur temps dans les expositions, les vernissages et les ateliers de toutes sortes de plasticiens, les deux amis ont bâti un empire photographique au service de l’art et des avant-gardes de la seconde moitié du XXème siècle. La Bibliothèque Kandinsky, située au Centre Pompidou, conserve pas moins de 10 000 tirages signés par le duo, dont une partie est en ce moment exposée au sein de la galerie de photographies du musée. Lorsque Niki de Saint-Phalle invitait des passants à tirer sur ses toiles blanches, ils étaient là. Lorsque Yves Klein a sauté dans le vide, ils étaient là. Lorsque Andy Warhol, Daniel Spoerri ou Trisha Brown se lançaient dans les performances qui allaient marquer à jamais la modernité, ils étaient là aussi ! Leur témoignage, vibrant, témoigne d’un dialogue véritable avec les artistes.

Shunk-Kender. L’art sous l’objectif (1957-1983)
Jusqu’au 5 août 2019
Au Centre Pompidou, place Georges-Pompidou, 4e

 

La bascule du regard à Les Douches la Galerie

expos photos en juin
André Steiner, Sans titre, 1934. Tirage gélatino-argentique d’époque

 

Trois photographes sont ici réunis : Pierre Boucher (1908-2000), Jean Moral (1906-1999) et André Steiner (1901-1978) étaient de jeunes hommes pleins d’idées dans les années 20. Leur médium ? La photographie, encore féconde de promesses infinies. Au contact de la modernité (autrement dit de l’industrie, de l’esthétique démocratique et volontiers géométrique du Bauhaus, de la peinture aux formes éclatées, etc.), ils inventent la Nouvelle Vision, une façon de photographier inventive, qui s’approche et s’éloigne de son sujet, se renverse et bascule, pour mieux se concentrer sur la variété des formes, sur les jeux d’échelle, d’ombres et de lumières, et inspirer vertige, magie et mystère. Une révolution du regard qui n’a pas perdu de son mordant, à découvrir à Les Douches la Galerie.

La bascule du regard
Jusqu’au 15 juin 2019 
À Les Douches la Galerie, 5 rue Legouvé, 10e


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