Faits d’hiver : un festival de danse du 13 janvier au 8 février

Pour bien commencer l’année, A Nous Paris vous propose le festival de danse Faits d’hiver. Pour sa 22e édition, du 13 janvier au 8 février 2020, ce sont 16 compagnies, 17 spectacles, 12 créations, 36 représentations et 12 lieux de Paris et sa banlieue, qui mettent à l’honneur cet art du mouvement. C’est parti pour une mise en lumière !

Faits d’hiver : 12 créations et une 1ère en France

4 danseurs imbriqués les uns aux autres.
Daniel Linehan, « SSpeciess » © DYOD

 

Dans quelques jours, les spectateurs parisiens auront la chance de découvrir 12 spectacles, très peu dansés pour certains, en avant première pour d’autres, et tous pour la première fois sur les scènes parisiennes. Non pas toi ! de Benoist Brumer conte la vie réelle de la danseuse Nathalie Pubellier, spectacle précédé d’un lever de rideau avec un artiste différent chaque soir. Lenio Kaklea crée un vocabulaire des pratiques, habitudes, rituels… collectés auprès d’habitants de plusieurs villes européennes et rassemblés dans Encyclopédie pratique, Détours. Quant au spectacle SSpeciess, jamais présenté en France, le chorégraphe et danseur américain Daniel Linehan s’inspire des écrits du philosophe et écologiste Timothy Morton.

Faits d’hiver : en écho à l’actualité

6 danseurs se touchent, regardent leur corps et au sol.
Cindy Van Acker, « Speechless Voices » © Mathilda Olmi

 

La vierge Marie, la quête du féminin, la révolte des peuples, son rapport à soi, aux autres et au collectif, le temps et la fragilité de l’existence humaine… cette année encore les sujets sont forts. En adéquation avec notre société, les chorégraphes, interprètes et performeurs vibrent sur ce qui fait l’actualité. Avec Speechless Voices la chorégraphe et danseuse belge Cindy van Acker, interrogent à l’aide 6 danseurs, ce qui lie les humains entre eux. Thomas Chopin avec Le Charme de l’émeute est fasciné par les mouvements des peuples qui s’opposent à l’ordre établi. Yumi Fujitani explore la couleur rouge et les femmes dans toutes ses symboliques… De quoi confirmer que la danse est un terrain propice au questionnement et à la réflexion.

Faits d’hiver : des partenaires forts et symboliques

Teresa Vittucci, « Hate me, Tender » © Yushiko Kusano

 

Au fil des années, le festival Faits d’hiver a su s’entourer de partenaires forts et symboliques. Le Centre Pompidou, le Centre Culturel Suisse, la Maison des arts de Créteil (MAC) collaborent pour la première fois en 2019 et signent pour cette nouvelle édition. Ils accueillent les oeuvres des artistes Lenio Kaklea, Teresa Vittucci, et le dernier spectacle de Georges Appaix, qui fait partie de la programmation hors les murs du Théâtre de la ville. L’Atelier de Paris/CDCN, le Carreau du Temple, le Théâtre de Vanves et micadanses complètent et renforcent des partenariats de diffusion de qualité.

Blitz, un festival dans le festival

3 femmes sur un banc. Une autre centre assise et de chaque côté une femme allongée.
Bernardo Montet, « Mon Ame Pour Un Baiser » © Chill Okubo

 

Pour sa 4e édition, Blitz, festival de la micro-performance se déroule à nouveau dans le cadre du festival Faits d’hiver. Pourquoi micro-performance ? Car il s’agit d’une programmation de formes courtes dirigée par les chorégraphes et danseurs Nadia Vadori-Gauthier en 2017, Joanne Leighton en 2018, Thomas Lebrun en 2019 et Bernardo Montet cette année. Le 8 février, le temps de la dernière soirée de Faits d’hiver, le chorégraphe et danseur français, qui a passé son enfance et adolescence au Tchad et Sénégal souhaite donner un coup de projecteur sur les écritures chorégraphiques noires à la croisée, à l’« intersectionnalité » des chemins. L’« intersectionnalité », précise Bernard Montet, souligne les liens qui existent entre les discriminations basées sur le racisme, le sexisme, l’homophobie, le clanisme, l’âgisme et le capacitisme, entre autres

Festival Faits d’hiver
Du 13 janvier au 8 février 2020
Programmation complète