Fête-vous plaisir !

Du dimanche 28 juin au mercredi 1er juillet, nous serons nombreux à faire la fête ! Celle du cinéma évidemment, avec toutes les séances à 4 €. L’occasion de demander à deux des ambassadeurs de cette année de nous raconter leurs souvenirs de spectateurs.

Clotilde Hesme, comédienne

Qu’est-ce la Fête du cinéma représente pour vous ?

Je suis née avec cette fête. C’est vraiment le moment où j’allais au cinéma dans l’année quand j’étais adolescente, en fait. Ça représente mes premiers émois cinématographiques et sentimentaux (rires). Adolescente, c’était une bonne manière de se retrouver dans une salle obscure avec un amoureux. J’ai vu beaucoup de films… mais parfois, j’ai dû rater des scènes !

Quel est votre meilleur souvenir de Fête du cinéma ?

Je me souviens avoir fraudé pour aller voir Basic Instinct car je n’avais pas 16 ans. Et ce qui était super aussi, c’est qu’à l’époque on pouvait rester dans les salles. On n’était pas trop surveillés. Il n’y avait pas de caméras vidéo partout. On achetait un billet et on allait voir tous les films. On a un peu fraudé, mais il ne faut pas le faire maintenant parce que 4 €, ça ne pousse pas à la fraude.

Quel est votre pire souvenir de spectatrice ?

C’est Duel de Steven Spielberg. Je trouve que c’est ça, la force du cinéma, de ne pas pouvoir partir de la salle, de se dire : « Non, on ne craint rien, on partage ça à plusieurs, le camion ne va pas sortir de l’écran. » Et en même temps, après ça j’avais peur dès que je voyais un camion dans la rue. C’était une grosse phobie. Pour moi ça n’a pas été Les Dents de la mer, mais Duel.

Est-ce que vous avez des rituels de spectatrice ?

Je supporte mal les bouffeurs de pop-corn et de bonbons à côté de moi. Il faut de tout pour faire un monde, mais ça, c’est mon côté un petit peu intolérante. J’y vais donc à des horaires où il y a moins de monde. Je me mets plutôt en milieu de salle. Après, c’est le plaisir d’être dans une salle et d’avoir des réactions pendant, mais parfois les gens abusent. Je suis allée voir Comme un avion, et il y a une spectatrice qui commentait tout : « Ah bah, je voyais ça gros comme une maison. » Vous n’êtes pas devant votre télé, les commentaires à vois haute, ça va ! Et pourtant, rien ne remplace ça. J’ai quand même beaucoup moins de plaisir à voir un film à la télé toute seule.

Quels sont vos premiers souvenirs de cinéma ?

Retour vers le futur, Princess Bride, tous ces films des années 80 qu’on revoyait après en VHS mal enregistrées. Le cinéma en tant qu’art plutôt que simple divertissement est venu plus tard pour moi. Maintenant je me nourris des deux alternativement. Quels sont les films que vous recommandez pour cette Fête du cinéma ? L’Échappée belle. J’adore ce film. Bon, je joue dedans donc j’en fais la pub, mais pour une fois que je suis dans un feel good movie, un film sans prétention qui n’est pas snob, plein de fantaisie… Ça m’a vraiment fait du bien comme actrice et je pense que ça fera du bien aussi aux spectateurs. J’ai aussi adoré Comme un avion.

Vincent Elbaz, comédien

Pourquoi avez-vous accepté d’être parrain de la Fête du cinéma ?

Pour une raison très simple, c’est que ça fait venir des gens dans les salles. Je me souviens, dans les années 80, on payait deux francs, on entrait dans un cinéma des Champs-Élysées, et on passait toute la journée à enchaîner des films sans sortir du cinéma, c’est-à-dire sans payer le second ticket. Donc c’est un petit peu ma dette que je paie aujourd’hui aux salles de cinéma à qui j’ai volé tant de tickets (rires). Il faut dire qu’à l’époque, il n’y avait pas les cartes illimitées. Le billet était moins cher, certes, mais j’ai énormément profité de ces jours de Fête du cinéma.

Quel est votre meilleur souvenir ?

C’est de passer d’une salle à l’autre sans ressortir, en mangeant des cochonneries, du pop-corn. Regarder des films sans limite. Quel est votre pire souvenir de spectateur ? Une bande de copains qui m’avait traîné voir Freddy, le film d’horreur. Je n’ai jamais aimé les films d’horreur. J’ai toujours eu peur. Je pense que j’ai dû fermer les yeux pendant tout le film. Mais j’ai assumé d’avoir eu peur auprès de mes amis.

Quel genre de spectateur êtes-vous ?

J’aime être bien placé, au milieu, plutôt assez loin de l’écran. Et j’aime les grandes salles. Je suis souvent déçu quand je vais voir un film que j’ai très envie de voir, et qu’il est projeté dans une salle minuscule.

Quels sont vos tout premiers souvenirs de cinéma ?

Ce sont les Disney que mes parents m’emmenaient voir. À l’époque, on pouvait rester dans la salle pour attendre la séance suivante. On restait assis et on attendait que le film recommence. Un grand plaisir qu’on ne peut plus avoir aujourd’hui. C’était génial, cette sensation. Quand on est enfant, on aime bien voir plusieurs fois le même film. C’est un truc assez rassurant, car on connaît déjà la fin de l’histoire. On sait qu’on va passer par toutes les émotions. On sait qu’on aura peur, qu’on sera ému, mais il n’y a pas d’appréhension, parce qu’on a déjà vu le film. Donc, je me souviens qu’on restait dans la salle avec mes parents et qu’on revoyait trois fois le film.

Quels sont les films que vous recommandez pour cette Fête du cinéma ?

Je veux faire le grand écart entre Comme un avion, de Bruno Podalydès, que j’adore, et avec qui j’ai eu la chance de travailler, et puis… Terminator Genisys !

Renseignements : http://feteducinema.com.

Une semaine de plus Partenaire de la Fête du cinéma, BNP Paribas prolonge les festivités. Du 2 au 8 juillet, profitez des 330 000 contremarques vous permettant de continuer à bénéficier des séances à 4 €. L’offre s’adresse aux clients et aux participants du concours sur www.bnpparibas.net ou Facebook.