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Tout ce qu’il faut savoir sur la Fiac 2019

Du 17 au 20 octobre 2019, la Fiac, papesse des foires parisiennes de l’art contemporain, est à nouveau au Grand Palais pour sa 46e édition. Art moderne, art contemporain, design, éditions d’art, performances et conférences se déploient sur les stands des 207 galeries et lors des différents événements. A Nous Paris vous propose d’arpenter les allées de ce rendez-vous artistique.

 

La Fiac, une foire aux galeries incontournables

Plusieurs sculptures de clowns dans un musée.
Ugo Rondinone, « Vocabulary of solitude » – Photo : Aurélien Mole, Courtesy de l’artiste et Galerie Eva Presenhuber (Zurich), Gladstone Gallery (New York – Bruxelles), Sadie Coles HQ (Londres), kamel mennour (Paris – Londres), Esther Schipper (Berlin)

 

Les nombreuses galeries têtes d’affiche seront à nouveau présentes cette année. Parmi elles, les galeries françaises et parisiennes Kamel Mennour, implantées également à Londres, ont fêté ses 20 ans il y a quelques jours, et représentent notamment les artistes Anish Kapoor et Daniel Buren. La galerie Perrotin à Paris, New York, Tokyo et Shanghai défend, entres autres, les artistes Sophie Calle et Pierre Soulages. La galerie Templon, fondée en 1966, présente à Paris et Bruxelles, fait partie des incontournables en soutenant les artistes Chiharu Shiota et David Lachapelle.

Les galeries américaines, comme toujours, n’ont pas hésité à traverser l’Atlantique. Paula Cooper de New York, galerie historique créée en 1968. Freedman Fitzpatrick, de Los Angeles, qui a installé son 2e espace l’année dernière à Paris. David Zwirner de New York, Londres, Hong Kong et à Paris depuis peu, dans l’ancien espace de la galerie iconique Yvon Lambert, avec l’ouverture d’une 1e exposition, la veille de l’ouverture de la Fiac.

 

La Fiac, une foire internationale

Oeuvre de l'artiste Woody Vasulka.
Woody Vasulka, « Waveform Studies IX » © BERG Contemporary

 

La Fiac se veut être une foire internationale dans sa représentation des artistes, des galeries et du marché de l’art. Cette année, 29 pays sont représentés : Allemagne, Angleterre, Belgique, Brésil, Corée du Sud, Cuba, Espagne, France, Grèce, Italie, Norvège, Japon, USA… Deux nouveaux pays font leur entrée sous la verrière du Grand Palais : la Côte d’Ivoire avec la galerie Cécile Fakhouri, et l’Iran avec la galerie Dastan GalleryL’Islande, la Pologne et la République Tchèque, avec les galeries Berg contemporary, Dawid Radziszewsk et Hunt Kastner, font leur grand retour.

 

La Fiac, une foire qui se questionne

Vue sur les stands dans le Grand Palais.
Grand Palais, 2019 © Marc Domage

 

Comme tous les ans, la Fiac invite artistes, écrivains, journalistes, scientifiques… pour débattre, questionner, amorcer des réponses sur des sujets divers et variés en résonance à l’actualité du monde et à des faits de société. Au programme cette année ? Un cycle de 9 conférences, dans la conversation room, sur l’écologie et l’environnement, la protection des océans, la question migratoire, le rôle des jeunes artistes pour la construction d’une Europe communautaire, ou encore des questions plus générales sur la création contemporaine et le marché de l’art. Les intervenants ? Des acteurs majeurs de ces différents sujets tels que Artagon, la Fondation Cartier pour l’art contemporain, la Fondation d’Entreprise Ricard, le musée national de l’histoire de l’immigration, Time for the Ocean

 

La Fiac, une foire performative

Diffraction de plusieurs corps.
Alessandro Sciarroni, « Don’t be frightened of turning the page », 2017 © Alessandro Sciarroni

 

Depuis plusieurs années maintenant, la Fiac offre un programme de performances, Parades for Fiac, à ses visiteurs. Au sein du Grand Palais, mais également au musée du Louvre, au Palais de la découverte, au Petit Palais, au musée de l’Orangerie, au Centre Pompidou et au musée d’Orsay, les disciplines artistiques fusionnent, se complètent et s’entrechoquent pour des performances live. L’idée est de créer du lien entre la musique, la danse contemporaine, le théâtre, la poésie, la performance…

Cette année, le public pourra notamment se délecter des créations de Fanny Adler & Vincent Madame, Marwa Arsanios, Oliver Beer, François Chaignaud & Cécilia Bengolea, Ali Cherri, Emmanuelle Huynh & Automat, Hanne Lippard, Emeka Ogboh, Rachid Ouramdane, Gianni Pettena, Christodoulos Panayiotou, Luigia Riva & Clay Apenouvon, Alessandro Sciarroni.

 

La Fiac, des expositions hors les murs 

Portrait de l'artiste Yayoi Kusama.
Portrait de l’artiste Yayoi Kusama, 2017, Courtesy Ota Fine Arts, Tokyo/Singapore/Shanghai and Victoria Miro, London/Venice © YAYOI KUSAMA

 

La Fiac, c’est aussi des événements hors de son écrin avec l’avenue Winston Churchill, le Petit Palais, le jardin des Tuileries, le musée national Eugène Delacroix, ses places Vendôme et de la Concorde.

Trois événements ont retenu l’attention d’A Nous Paris, avec cette année l’artiste japonaise Yayoi Kusama, qui s’empare de la place Vendôme. Son nom n’est peut-être pas connu de tous, mais ses célèbres champignons hallucinogènes, présentés dernièrement à la fondation Louis Vuitton, ne laissent personne indifférents. Face aux façades classées monuments historiques et autour de la colonne, l’installation monumentale prolifère, de quoi dérouter le public habituel de cette place, désormais habitué.

Deuxième point d’orgue à ces événements, Glenn Brown au musée national Eugène Delacroix. L’artiste britannique, nommé au Turner Prize en 2000, présente des oeuvres inédites spécialement créées pour l’occasion. En regard et écho d’oeuvres du célèbre peintre et dessinateur Eugène Delacroix, Glenn Brown fait dialoguer peintures, dessins et sculptures. Les thèmes sont similaires : portrait et nature pour une volonté d’un langage et vocabulaire artistiques commun.

Pour la 2e année consécutive, la place de la Concorde se transforme en village constitué de structures architecturales. Ces architectures historiques et contemporaines sont des maisons d’artistes, des lieux de vie et des pièces de mobiliers urbains. Ce rendez-vous est l’occasion de découvrir ou redécouvrir des architectes et artistes reconnus à travers le monde, tels que Carlos Cruz-Diez, décédé il y a peu, Odile Decq et Jean Prouvé avec deux maisons historiques.