Gaspar Noé en 4 films incontournables

Son cinéma n’est clairement pas à la portée de tous. Abrupt, dérangeant, malsain… A chaque nouvelle réalisation du frenchy, l’expérience est intense, suffocante. Mais également atypique. La preuve en quatre films totalement WTF qui prouvent que Gaspar Noé n’est pas, à l’image d’un Darren Aronofsky, qu’un allumé du bocal qui aime perturber les foules, mais bel et bien un artiste au talent des plus singuliers.

 

Seul contre tous (1999)

En 1991, Gaspar Noé se fait remarquer avec Carne, un court-métrage de 40 minutes dans lequel un boucher croit que sa fille a subi une agression sexuelle. Huit années plus tard, le réalisateur offre une suite à ce petit bijou de noirceur avec le dérangeant Seul contre tous. Face caméra, Philippe Nahon, dont la voix en off continue de nous hanter bien après le générique de fin, est plus acerbe que jamais. Comme d’accoutumée avec mister Noé : c’est un régal pour certains, un calvaire pour d’autres.

 

Irréversible (2002)

Réduire Irréversible à cette seule scène de viol insoutenable (et interminable) est-il juste ? Pas vraiment. Certes Gaspar Noé joue ici à fond la carte de la provoc’ mais il le fait avec une telle maestria que le film ne peut être boudé. Mise en scène à rebours aussi époustouflante qu’éreintante, trio d’acteurs à l’apogée de leur talent, dialogues percutants… Cette histoire d’un pessimisme absolu est in fine l’une des histoires d’amour les plus sombres du cinéma. Car oui, sous la noirceur des images et la cruauté des mots, Gaspar Noé ne fait que disséquer les passions, souvent extrêmes, charnelles, qui rapprochent autant qu’elles éloignent les hommes.

 

Enter the void (2010)

Prêt pour un voyage psychédélique de 2h30 ? C’est parti, mon kiki ! Un chiotte sale, une histoire de drogue et une descente de flics, voilà la belle intro que nous propose Gaspar Noé avant de nous embarquer dans un trip hallucinatoire jouissif. Jouissif, à condition de se laisser happer par l’expérience proposée. Si tel est le cas, vous n’avez sans doute pas cligné des yeux durant toute la séance, subjugué que vous étiez par les couleurs hypnotiques de Tokyo, cette histoire d’âme qui ne veut pas quitter la Terre et, petit coquin, cette pénétration filmée de l’intérieur. Eh oui, Gaspar Noé est aussi fin que cru, c’est ce qui fait son charme…

 

Love (2015)

Tendre et bestial à la fois, Love est comparable à une petite séance de jambes en l’air lors de laquelle les partenaires baisent (pardonnez-nous l’expression) et font l’amour en même temps. Le tout saupoudré d’une idylle à trois non dénuée d’émotions malgré les apparences, et d’une belle éjac’ face caméra qui nous pousserait presque à effectuer une petite esquive pour ne pas se la prendre en pleine pomme. Sacré Gaspar. Qu’il nous tarde de découvrir ton Climax au cinéma !

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