Guy Ritchie en 5 films incontournables

Considéré par certains cinéphiles comme le Quentin Tarantino britannique, Guy Ritchie a longtemps magnifié le film de gangsters avant de changer ici et là de registre. Pour le meilleur… comme pour le pire. A Nous Paris a sélectionné 5 films du réalisateur à voir au moins une fois. Même si c’est pour (gentiment) se moquer !

 

Arnaques, crimes et botanique (1998)

Le premier film d’un réalisateur est souvent le meilleur. Celui où il met tout son cœur, toutes ses tripes dans l’exercice. Chez nous, l’exemple le plus parlant est celui de Mathieu Kassovitz et son mythique La Haine. En Angleterre, c’est Guy Ritchie et cet Arnaques, crimes et botanique, plongée savoureuse dans le quotidien de petites frappes haut en couleur. Dont un certain Jason Statham et le très charismatique Vinnie Jones, ancien joueur de foot pro ultra badass reconverti en acteur tout aussi virevoltant. Un grand film de genre dont il est difficile de se lasser.

 

Snatch (2000)

Tu braques ou tu raques ! Telle est la devise de ce film de gangsters totalement WTF dans lequel Guy Ritchie, sans pour autant réitérer l’exploit de son premier film, nous régale à chaque instant. Dialogues savoureux, situations exagérément dingues, casting cinq étoiles… Rien ne manque pour nous scotcher à notre fauteuil durant les 100 minutes de visionnage. Mention spéciale à la prestation mythique de Brad Pitt, irrésistible, ou plutôt incompréhensible, en roi de la bagarre manouche.

 

A la dérive (2003)

Vouloir faire plaisir à sa dame, c’est bien, très bien même… Mais ce n’est pas toujours une bonne idée ! La preuve avec A la dérive, plus mauvais film de la filmographie de Guy Ritchie. Pour offrir un rôle à sa femme, le réalisateur s’embarque dans une comédie dramatique teintée de romance niaise au possible. Et totalement indigeste. C’est cucul la praline, mal joué, pas tellement bien filmé… Bref à la dérive totale.

 

Sherlock Holmes (2010)

Coucou les détracteurs ! Vous qui pensiez que Guy Ritchie allait malmener, ridiculiser même, le célèbre détective du 221B Baker Street, vous voilà bien déstabilisés… Non, le réalisateur n’a pas fait honte à Sir Arthur Conan Doyle avec son interprétation de Sherlock Holmes, bien au contraire, sa vision de l’enquêteur (un peu) fou et de son acolyte est plus que réussie. A l’image du Roméo + Juliette de Baz Luhrmann, cette proposition très contemporaine d’un classique de la littérature nous entraîne dans des montagnes russes d’action et d’aventure décoiffantes. Good job Guy !

 

Le Roi Arthur (2017)

Malheureusement, si Sherlock Holmes et sa suite étaient très réussis, ce n’est pas le cas de ce Roi Arthur. Non pas que le film soit mauvais, il s’agit même d’un bon divertissement, mais Guy Ritchie part tellement loin dans son délire que l’ensemble se rapproche plus d’un gros nanar bien fendard que d’un véritable conte d’aventures chevaleresques. Dans la mesure où le réalisateur ne souhaitait clairement pas mettre en scène une série B, le bât blesse légèrement…