À la MEP, l’exposition d’Harley Weir documente le conflit israélo-palestinien

Si vous restez à Paris pendant les fêtes, on vous conseille vivement d’aller faire un tour à la Maison Européenne de la Photographie. Jusqu’au 12 janvier, la photographe britannique Harley Weir dévoile l’exposition Walls, un travail documentaire sur le conflit israélo-palestinien. 

Harley Weir : la force de la photo documentaire

© Harley Weir “Boundaries,” 2013

Réalisée entre Jérusalem et la Cisjordanie, la série Walls de la photographe Harley Weir raconte l’Israël et la Palestine, de part et d’autre du mur de séparation. Son travail documentaire a commencé en 2013, à l’occasion de différents séjours dans cette région du monde. Sans intention partisane, l’artiste livre des images marquées par le sens du détail et la proximité avec les sujets. Si l’on découvre des traces du conflit sur le paysage – barbelés, signes de protestation, caméras de surveillance -, l’empreinte du quotidien est elle aussi retranscrite à l’image.

La douceur des tonalités nous rappelle qu’Harley Weir travaille beaucoup dans le monde de la mode et de l’art, notamment pour Céline et Calvin Klein. Son travail personnel est lui toujours engagé comme le montre l’une de ses précédentes séries sur les réfugiés de Calais. Cette douceur pastel est aussi une manière d’aborder le sujet du conflit israélo-palestinien sous un nouvel angle et permet au visiteur de s’identifier plus facilement aux habitants. Une manière subtile de diluer la violence tout en nous sensibilisant à la réalité de cette actualité.

Walls par Harley Weir,
Maison Européenne de la Photographie,
5/7 Rue de Fourcy, Paris 4e
Jusqu’au 12 janvier

© Harley Weir, "Israel" (2013)
© Harley Weir, « Israel » (2013)