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Idée balade : à la découverte des rues aux noms d’animaux

Quand on fait la liste des rues aux noms d’animaux à Paris, on a l’impression de se retrouver en plein zoo ! Rues de l’Hirondelle, Papillon, du Cygne, Poulet, des Oiseaux, du Grand Cerf ou encore du Renard, elles sont légion dans la capitale. On vous parle de trois d’entre elles, celles dont l’histoire nous a le plus plu…

La rue du Chat qui Pêche

© La Tête en L’Air

 

Au 15e siècle, un chanoine nommé Dom Perlet se livre à l’alchimie en compagnie d’un chat noir. Ce dernier, très habile, attrape les poissons de la Seine d’un coup de patte. Des étudiants, observant la scène, sont persuadés que le chat et l’alchimiste ne sont qu’un. Prenant peur devant cette diablerie, ils tuent le chat et le jettent dans le fleuve. On ne revoie plus l’alchimiste aussi, les étudiants confirment leur hypothèse démoniaque. Or, le chanoine et le félin finissent par réapparaître ! Cette légende donne son nom à la rue la plus étroite de Paris. Elle est ouverte en 1540 à une époque où les maisons, serrées les unes contre les autres, ne laissaient guère de place à de larges tranchées.

La rue du Chat qui Pêche, 5e

Métro Saint-Michel

La rue du Pélican

© La Tête en l’Air

 

Non, cette rue n’a jamais accueilli de pélicans. Son nom provient d’une déformation de son surnom, la « rue du Poile-au-con », donné au Moyen-Âge, qui fait allusion à la présence de nombreuses boutiques à péchés (autrement dit, les nombreuses prostituées proposant leurs charmes aux passants). Il faut dire qu’à l’abri de la muraille de Philippe Auguste, elles pouvaient travailler en toute tranquillité… Sous la Révolution Française, elle est renommée « Rue Purgée », le projet étant de déloger ces femmes de petite vertu. Malgré de nombreuses tentatives, les filles de joie demeurent dans la rue. Ce n’est qu’en 1806, qu’elle prend finalement son nom actuel.

Rue du Pélican, 1er

Métro Palais-Royal – Musée du Louvre

La rue aux Ours

© La Tête en l’Air

 

Ce nom de rue vient de la corruption du mot « Oues », oies en vieux français. Ouverte au 13e siècle, la rue est surnommée ainsi en raison de la présence de cuisiniers oyers dans le secteur Saint-Martin et Saint-Denis. Cette vieille profession disparaît au profit des rôtisseurs, qui s’y installent au 16e siècle. Ces derniers étaient considérés comme une profession libre, sans contrôle d’aucune corporation qui les défendait. Ils seront ensuite suivis par la corporation des poulaillers (vendeurs de volailles) et des « chaircuitiers » (vendeurs de viandes cuites et préparées) et par des regrattiers (vendeurs de sel et de denrées de seconde main). Un beau résumé des vieux commerces de bouche médiévaux.

Rue aux Ours, 3e

Métros Etienne Marcel et Rambuteau

 

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