Interview : 10 questions posées au street artiste français In Love

Aujourd’hui, A Nous Paris a décidé de poser 10 questions au street artiste français In Love, histoire d’en savoir un peu plus sur ses motivations et ses passions.

 

1/ Peux-tu nous expliquer la signification de ton nom de street artiste ? Comment et pourquoi l’as-tu choisi ?

Mes graffs sont une déclaration d’amour à la femme que j’aime. Alors écrire In Love sur les murs pour elle a été assez naturel, je ne l’ai pas vraiment choisi ou cherché, ça s’est imposé naturellement.

 

2/ Depuis quand exerces-tu cet art et, par extension, quelle a été ta première œuvre ?

Mon premier graff date du 1e avril 2017. C’était ma première oeuvre et aussi la première fois que j’écrivais sur un mur pour faire ma déclaration d’amour à la femme que j’aime. A l’époque c’était un « Je t’aime » suivi de son prénom et d’un cœur, avec déjà la virgule à coté du cœur pour bien lui montrer que mon cœur bat pour elle. C’était Impasse de la Mare dans le 20e.
Le graff était monochrome, en noir, les arbres cœurs, la couleur et les messages sont arrivés un peu plus tard au fil de mes inspirations, de mon amour et de mes promenades.

 

3/ Pourquoi avoir choisi l’amour comme symbole de ton art ?

Parce que je suis fou amoureux.

 

4/ As-tu toujours véhiculé des messages pleins de tendresse ?

Oui, je ne graffe que par amour pour elle.

 

5/ Arrives-tu à vivre à 100% du street art ou exerces-tu une activité annexe ?

Je ne vis pas du graff. Je réponds à des commandes et accepte d’exposer quand on me le propose et que la proposition nous convient mais je n’en vis pas. Même si le graff me prend beaucoup de temps, j’ai un autre métier.

 

6/ Quel est ton quartier de prédilection à Paris pour pratiquer le street art ?

Un peu partout où je me promène. Pas spécialement dans les « spots » de street artistes. Je me rends rarement à un endroit précis pour graffer. Je me promène et quand elle me manque, que j’ai envie de lui écrire, je graffe, peu importe ou je me trouve, je lui écris que je l’aime. Mais c’est souvent dans les 10, 11, 18, 19 et 20e arrondissements et le Marais parce que les murs et les portes des porches sont magnifiques. Le support est important, les détails, les moulures, les appuis fenêtres, ça enrichit le graff. Il m’arrive de graffer en province au fil de mes différents périples mais l’important aussi est que j’écrive là où elle peut passer lire mes messages d’amour.

 

7/ As-tu déjà mis en place des collab’ avec d’autres street artistes ? Si oui, lesquels ?

Je ne fais pas de collab’. Il m’est arrivé au début d’accepter une ou deux invitations mais ma démarche étant amoureuse, je me sens toujours un peu gêné de lui écrire avec une autre personne à mes cotés.

 

 

8/ Avec quel street artiste français, ou étranger, adorerais-tu t’associer pour une création future ?

Ce n’est pas prévu.

 

9/ Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui souhaite se lancer dans le street art ?

D’avoir une bonne motivation, quelque chose à dire. Pour ma part c’est l’amour, je suis amoureux et c’est plus fort que tout.

 

10/ Puisque nous sommes à Paris, as-tu des bonnes adresses pour boire un verre et se restaurer à Paname ?

Bien sûr ! Au « Coin-Op Table« , un restaurant Franco-Taiwanais au 17 rue de Maubeuge dans le 9e, c’est excellent ! Et « le 50 » au 50 rue de Lancry dans le 10e pour boire un verre et se marrer.