James Bond 007, l’exposition : licence to kiff

L’exposition consacrée au mythique agent 007 débarque enfin sur le sol français. Croquis, gadgets, costumes, éléments de décors, tout l’univers de Bond abonde à La Villette pour transformer la grande halle et l’expo 007 en véritable musée. Visite guidée.

À peine entré dans le hall de la Halle, les deux Aston Martin exposées, la DB5 de 1964 et de Goldeneye et la DB10 de Spectre, vous annoncent la couleur. Les organisateurs ayant en leur possession 600 objets authentiques provenant d’EON, la société produisant la saga, ils n’ont pas fait les choses à moitié !

La ruée vers l’or

Spectaculaire et inspirée, l’exposition vous propose de plonger dans l’univers de 007 en pénétrant dans le canon géant d’un silencieux, signature des fameuses séquences d’ouverture “bondiennes”. Au bout du tunnel : l’impressionnante reproduction de la James Bond Girl couverte d’or de Goldfinger étendue sur son lit tournant. Un fascinant manège qui ouvre les portes de la salle dédiée à l’or, où l’on retrouve le pistolet d’or de l’homme du même nom, alias Scaramanga en personne, avant de perdre la tête devant le vrai chapeau melon décapiteur d’Oddjob, l’homme de main de Goldfinger. Un peu plus loin, vous infiltrerez l’antre de Ian Fleming et en apprendrez un peu plus sur la vie de cet ancien officier du renseignement naval britannique qui a donné naissance au célèbre agent.

Au service du mythe

La salle suivante vous fera entrer de plain-pied dans la mythologie de Bond en commençant bien évidemment par le bureau de M, lieu de départ de toutes les missions de l’agent. Là, vous pouvez presque passer une demi-heure scotché devant la vitrine des effets personnels de Bond à scruter son pistolet Walther PPK, les faux passeports de Daniel Craig, Pierce Brosnan ou Timothy Dalton, les faux billets d’avion de Bond, ou même son rapport d’évaluation. Idem pour tous les gadgets exposés dans la pièce suivante. Il faut dire qu’il s’agit de la Section Q, le Quartermaster (quartier-maître), pourvoyeur des gadgets et des armes du MI6. Un trésor qui vous fera bondir comme un gamin, de la mallette à couteau rétractile de Bons baisers de Russie au “recycleur” qui permettait à Sean Connery de respirer sous l’eau dans Opération Tonnerre.

Un Bond dans le passé

En poursuivant l’exploration de l’exposition, vous vivrez un moment royal en accédant au casino. Une salle gigantesque reproduisant la salle de jeu de Casino Royale au moindre détail de jeton près. C’est là que sont exposés la plupart des costumes, point d’orgue de l’expo allant du premier smoking sur mesure que Sinclair, le tailleur du réalisateur Terence Young, confectionna pour Sean Connery et qui donna son style à Bond, au smoking crème de Craig fignolé par Tom Ford dans Spectre. Avec bien sûr les tenues plus renversantes les unes que les autres des James Bond girls, de la robe de Sylvia Trench (Eunice Gayson) dans Dr. No, dénichée à l’arrache dans une boutique aux alentours des studios Pinewood, à celle d’Elektra King (Sophie Marceau) dans Le Monde ne suffit pas.

Un Bond dans le passé

Un monde que Bond a parcouru tout au long de ses aventures, et qui est montré dans les salles suivantes, du Mexique carnavalesque de Spectre à la plage évoquée par le maillot de bain légendaire d’Ursula Andress dans Dr No. Une pause chaleureuse avant de finir par le Palais des glaces, hommage impressionnant à toutes les scènes de Bond liées à la montagne. Mais pas avant d’avoir traversé la section Méchants et Énigmes, accueillant en son sein la robe de Grace Jones dans Dangereusement vôtre, le corset de Monica Bellucci dans Spectre, la stèle en pierre du manoir de Skyfall, ou quelques-unes des pièces maîtresses comme la bague en or 9 carats d’Oberhauser dans Spectre, ou les mâchoires en acier de Dents de requin dans L’espion qui m’aimait. Car c’est bien là le secret de la réussite de cette exposition, l’amour profond qu’on a tous pour ce héros unique qui nous accompagne depuis 50 ans, c’est-à-dire depuis toujours, et qui fait renaître en nous un souvenir de vie au détour de chaque objet rencontré.

www.jamesbond007-exposition-paris.fr