Jean-Baptiste Huet : Le Plaisir de la nature

Jusqu’au 5 juin, se tient la première grande exposition monographique consacrée à Jean-Baptiste Huet, grand peintre du XVIIIe siècle, pour rendre hommage à l’homme, à la richesse de son œuvre mais aussi à son inventivité constante qui a définitivement marqué l’art du Siècle des Lumières.

Le musée Cognacq-Jay (Musée du XVIIIe siècle de la ville de Paris) ouvre ses portes aux visiteurs, petits et grands, qui souhaitent découvrir ou redécouvrir l’œuvre de Jean-Baptiste Huet. Explorant à la fois son goût pour l’esthétisme ainsi que les tendances du XVIIIe, cette exposition retrace l’œuvre de l’artiste naturaliste au travers de sa célébration de la faune et de la flore, de ses scènes pastorales et de sa production ornementale et décorative qui l’ont mené à être un précurseur dans l’essor de la toile de Jouy.

Lionne avec ses petits, Vers 1801-1802, Pierre noire et rehauts de balnc sur papier, Vienne, Albertina © Albertina Museum, Vienne

En confrontation directe avec le sujet, Jean-Baptiste Huet aimait à reproduire sa propre perception de la réalité et, en tant que peintre du roi, il pouvait aisément accéder à la ménagerie royale. Il a ainsi peint et dessiné des animaux exotiques (Lionne avec ses petits, vers 1801-1802), des animaux de la campagne (Coq, poules, poussins et colombes dans un paysage, vers 1780) et des scènes quotidiennes et paysages champêtres (Bergère assise près d’un arbre avec son troupeau de moutons et un chien, vers 1770).

Vignes, Lavis de sanguine, gouache rouge et rehauts de blanc sur papier beige, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques © Fondation Custodia, Collection Frits Lugt

Pour en comprendre la diversité et la richesse, l’exposition se divise en trois sections thématiques regroupant ses travaux majeurs avec plus de 72 tableaux, œuvres graphiques et objets décoratifs. En parallèle, de nombreuses activités éducatives et culturelles destinées autant aux adultes qu’aux enfants sont mises en place pour en apprendre toujours davantage, tout en s’amusant à devenir apprentis décorateurs d’objets, en s’initiant à la sculpture, au dessin ou en répondant à des énigmes toujours autour des thèmes de la faune et de la flore.

Fontaine et animaux (modèle de toile de Jouy), Vers 1803-1806, Plume et encre brune, lavis brun et gris, rehauts de gouache sur papier, Paris, musée des Arts décoratifs, département des Arts graphiques © Les Arts décoratifs, Paris / Jean Tholance