Cinéma : Jim Carrey en 5 films incontournables

Hilarante et bouleversante. Irrésistible et passionnante, la filmographie de Jim Carrey est à l’image de son talent : incommensurable, étourdissant. La preuve avec ces cinq films qui nous scotchent à notre fauteuil, quel que soit le registre dans lequel l’acteur évolue.

 

The Mask de Chuck Russell (1994)

Jim Carrey dans The Mask
Jim Carrey dans The Mask © AMLF

 

En 1994, Jim Carrey a beau avoir une dizaine de films à son actif, il n’est pas encore la vedette planétaire que l’on connaît. Ce film va tout changer. Avec ce rôle farfelu rapidement devenu culte, le natif de Newmarket, au Canada, dévoile une palette de mimiques toutes plus tordantes les unes que les autres. Le public découvre ainsi un homme caoutchouc capable de métamorphoser son faciès à l’infini et de se mouvoir dans l’espace d’une manière totalement délirante. Des clowneries encore irrésistibles aujourd’hui, plus de 20 ans après la sortie de The Mask.

 

The Truman Show de Peter Weir (1998)

Jim Carrey dans The Truman Show
Jim Carrey dans The Truman Show © Universal Pictures

 

Des années avant l’avènement de la série dystopique Black Mirror, le réalisateur Peter Weir pointait déjà du doigt les dangers de certains concepts novateurs. Notamment celui de la télé-réalité à travers le personnage de Truman Burbank, jeune homme propulsé sans le savoir dans un monde 100% fake. Si de nombreuses situations prêtes à sourire, voire à rire, l’idée sous-jacente est quant à elle terrifiante. Outre cette critique acide de notre société voyeuriste, The Truman Show est également l’occasion pour Jim Carrey de dévoiler une nouvelle palette d’émotions. Eh oui, l’acteur est bien plus qu’un simple farceur aux pitreries irrésistibles. Le reste de sa carrière mettra (souvent) un point d’honneur à le prouver…

 

Man of the moon de Milos Forman (2000)

Jim Carrey dans Man on the moon
Jim Carrey dans Man on the moon – © Carlotta Films

 

Le comique Andy Kaufman est une légende outre-Atlantique. Décédé d’un cancer du poumon en 1984, il aura marqué des millions d’Américains avec des shows délirants. Pour incarner ce trublion à la provocation acerbe, l’immense Milos Forman (Amadeus, Vol au-dessus d’un nid de coucou) fait appel au non moins grand Jim Carrey. La collaboration de ces deux esthètes donne naissance à un chef-d’oeuvre de la comédie dramatique. Les critiques ne s’y trompent pas et décernent au comédien le Golden Globes du Meilleur acteur dans une comédie ou une comédie musicale.

NB : les amoureux de ce film culte apprécieront le magnifique documentaire centré sur les coulisses du tournage mouvementé, Jim et Andy. Ce dernier est disponible sur Netflix.

 

Fou d’Irène des frères Farrelly (2000)

Jim Carrey dans Fou d'Irène
Jim Carrey dans Fou d’Irène – © UFD

 

La même année, Jim Carrey lâche les chiens. Et nous régale avec le film que beaucoup de cinéphiles considèrent comme la meilleure comédie avec l’acteur : Fou d’Irène. En même temps, comment résister à cette interprétation poilante multipliant les punchlines et les comiques de situation dévastateurs pour nos zygomatiques ? Impossible. Mention spéciale pour la séquence où ce timbré de Charlie Baileygates (qui souffre de troubles de la personnalité) a une énorme pâteuse. Vite, de l’eau !

 

 

Eternel sunshine of the spotless mind de Michel Gondry (2004)

Jim Carrey dans Eternal sunshine of the spotless mind
Jim Carrey dans Eternal sunshine of the spotless mind © United International Pictures

 

Une mise en scène poétique. Deux acteurs au sommet de leur art. Un récit bouleversant. Comment résumer au mieux notre ressenti face à cette boule d’émotions ? Avec Eternal sunshine of the spotless mind, Michel Gondry signe son film le plus personnel. Une oeuvre déchirante dont le générique de fin seul ne suffit pas pour nous remettre de notre tristesse. Un petit bijou du genre. Une histoire d’amour déchirante comme il est si rare d’en voir. Si on avait su que Jim Carrey parviendrait à nous faire autant chialer…