Joaquin Phoenix en 5 films incontournables #2

Joaquin Phoenix n’est pas qu’un simple acteur qui gesticule devant une caméra. C’est un monstre d’incarnation, impliqué à l’extrême dans chacun de ses rôles comme peuvent l’être ou l’avoir été Daniel Day-Lewis et Marlon Brando. Vous doutez de la véracité de nos propos ? On vous prouve en cinq films que le petit frère du regretté River Phoenix est un géant du 7e Art.

 

Gladiator de Ridley Scott (2000)

Si Russell Crowe a ému des millions de personnes avec ce rôle de gladiateur, Joaquin Phoenix en a quant à lui écœuré plus d’un. Et pour cause : machiavélique et lâche, l’acteur incarne avec brio Commodus, souverain illégitime, jaloux de la popularité des autres, prêt à tuer son propre père pour accéder au pouvoir. Un rôle inoubliable dont le simple souvenir nous glace encore le sang.

 

Two Lovers de James Gray (2008)

Après les excellents polars The Yards et La Nuit nous appartient, James Gray fait de nouveau appel à son acteur fétiche pour les besoins de Two Lovers, drame puissant dans lequel il incarne Leonard, un jeune new-yorkais tiraillé entre la raison et la passion. Une histoire d’amour vibrante, bouleversante, portée par un trio d’acteurs exceptionnel en tout point. Du grand et beau cinéma.

 

Her de Spike Jonze (2013)

Parmi les histoires les plus touchantes du cinéma, celle de Her figure tout en haut de la liste. Traitant avec une simplicité désarçonnante de la solitude humaine (comme Une fiancée pas comme les autres avec Ryan Gosling), le film nous entraîne sur les traces de Theodore Twombly, être sensible qui va tomber amoureux d’un programme informatique après avoir été dévasté par une rupture. Encore une fois, tout en délicatesse et en fragilité, Joaquin Phoenix est étincelant.

 

The Master de Paul Thomas Anderson (2012)

Film âpre sur les mécanismes d’une secte, The Master est de notre point de vue le plus grand film de Joaquin Phoenix à ce jour. Sauvage et vulnérable, haineux et amoureux, perché et paumé, l’acteur livre une performance incroyable qui lui vaut sa troisième nomination aux Oscars après Gladiator et Walk the Line. Une scène en particulier retient toute notre attention : celle où il ne cligne pas des yeux face à Philip Seymour Hoffman… Hypnotique !

 

I’m still here de Casey Affleck (2010)

Pas sa meilleure prestation mais son projet le plus culotté. Durant plus d’un an, Joaquin Phoenix a fait croire qu’il abandonnait le métier d’acteur pour devenir rappeur. Un canular gigantesque qui a permis à son pote Casey Affleck de revenir avec le documentaire I’m Still Here sous le bras, un magnifique pied de nez à cet ogre nommé Hollywood. Une sucrerie acide comme on les aime, riche en humour noir.