La Biennale Internationale des Arts de la Marionnette – 2019

La Biennale Internationale des Arts de la Marionnette (BIAM) fête sa dixième édition ! Impulsée et portée depuis 2001 par Le Mouffetard – Théâtre des arts de la marionnette, elle s’installe du 3 au 29 mai à Paris et Pantin et dans 15 autres villes d’Île-de-France. A Nous Paris a souhaité mettre un coup de projecteur sur ce rendez-vous incontournable de la scène marionnettique contemporaine, française et internationale.

 

Qu’est-ce que la BIAM ?

© BIAM

 

La BIAM tord le cou aux clichés et promeut un art de la marionnette riche, créatif, divers et complexe, sous toutes ses formes.  Mise en avant tout au long de l’année à Paris par son digne représentant Le Mouffetard – Théâtre des Arts de la Marionnette, elle s’anime, tous les deux ans, sur le territoire parisien et dans la région Île-de-France. Depuis 2001, elle ne cesse de s’accroître et de s’imposer avec de plus en plus de créations et de partenaires. En chiffre, cette nouvelle édition c’est 40 spectacles, 47 compagnies, 10 pays, 27 lieux culturels… Guignol et ses acolytes Gnafron et Madelon n’en sont donc pas les seules figures.

 

Des partenaires forts pour cette édition de la BIAM

Un homme les genoux au sol jouant avec des animaux de la jungle.
Cie Formiga Atómica, « La marche des éléphants », 2013 © Susana Paiva

 

Comme tous les ans, de nombreux partenaires ont répondu présent pour cette nouvelle édition de la BIAM. La ville de Pantin, partenaire historique, participe pour la 7ème fois à cette aventure et accueille 9 spectacles dans toute la ville, dont le Théâtre du Fil de l’eau avec L’illustre théâtre des Frères Sabbattini de la Cie Histoire d’Eux, et le CND avec La marche des éléphants de la Cie portugaise Formiga Atómica. Le Carreau du Temple, pour sa première collaboration, ouvre la Biennale dans le cadre de son week-end Second Square (dés)articulé du 3 au 5 mai. Des lieux chers aux Parisiens, tels que La Villette et d’autres espaces comme le Centre Culturel Suisse à Paris et La Maison des Arts de Créteil sont également de la partie. 

 

La BIAM : une biennale internationale

Une marionnette et un morceau de bois accroché à elle.
Numen Company, « Solace », 2018 © Numen Company

 

Comme l’indique son nom, la BIAM accueille des pays du monde entier. 47 compagnies françaises et étrangères participent à cette nouvelle édition : France, Allemagne, Pays-Bas, Suisse, Italie, Belgique, Portugal, Espagne, Canada et même Afrique du Sud. Au théâtre du Garde-Chasse aux Lilas, le public aura la chance de découvrir une création de Uta Gebert, interprète et scénographe allemande ayant reçu le prix de la Création et de l’Expérimentation de l’Institut de la Marionnette de Charleville-Mézières en 2015. Ici, elle présente Solace et questionne notre rapport à la solitude. Il n y’a pas de parole, seul les visages et les corps des marionnettes se suffisent pour construire une histoire et transmettre un message. 

 

Des créations pour la BIAM et des premières en France

Deux marionnettes dans un champ de blé.
Cie Tetrapode, « Co-pulation », 2019 © Sudesh Adhana

 

La BIAM joue la carte de la primeur avec des premières en France et des spectacles spécifiquement créés pour elle. Le public aura donc notamment la chance de découvrir en avant-première La Brèche de la Cie Karnabal au studio théâtre de Stains et au Centre culturel Pablo Neruda à Bagnolet, et Co-pulation, la dernière création de la Cie Tetrapode à l’ECAM – Théâtre du Kremlin Bicêtre. Cette dernière traduit un langage du corps par les ombres, le corps qui parle par lui-même à la recherche d’une identité, d’une sensation de vie… Pour une première en France, le néerlandais Néville Tranter présente son spectacle Babylon sur la scène du Mouffetard – théâtre des arts de la marionnette.  Il est question de départ et d’espoir pour une terre promise.

 

La BIAM : une mixité des médiums

Une marionnette enchevêtrée dans des fils
Cie S’appelle Reviens – Alice Laloy, « Pinocchio(s) live », 2019 © Alice Laloy

 

La marionnette fait rarement cavalier seul. La danse, la musique, les arts visuels… sont des compagnons de jeu réguliers et d’une grande importance. La BIAM souhaite montrer cette richesse et diversité avec notamment At the still point of the turning world de Renaud Herbin, où une danseuse, deux marionnettes et une musicienne invitent le spectateur à vivre une véritable expérience sensorielle.

Pour Save the Pedestals, la metteuse en scène et chorégraphe Robyn Orlyn, les marionnettistes allemands du Puppentheater Halle et la compagnie sud africaine Handspring Puppet Company, composée de performeurs, concepteurs de marionnettes, comédiens et techniciens, s’associent pour un spectacle tiré d’une nouvelle de l’écrivain sud africain Ivan Vladislavic.

Quant à Alice Laloy et son spectacle autour du personnage de Pinocchio, de jeunes danseurs interprètent des enfants-pantins, des élèves comédiens et marionnettistes manipulent les marionnettes… Un spectacle accompagné d’une exposition à La Maison des Arts de Créteil.

Biam 2019
Du 3 au 29 mai
Programme complet