La Maison d’Auguste Comte

La capitale regorge d’appartements où résidèrent bon nombre de grands écrivains et penseurs des siècles derniers. Si une majorité des lieux, signalés bien souvent par des plaques commémoratives, ne sont pas ouverts à la visite, d’autres ont été aménagés en petits musées atypiques dont on ignore la plupart du temps l’existence.

C’est le cas du musée Auguste Comte situé dans un immeuble discret du 6e. C’est au second étage que vécu le philosophe français jusqu’à sa mort en 1857, dans un appartement typique de l’époque romantique, depuis classé monument historique. Dans les cinq pièces visitables à la scénographie minimaliste, sont exposés le mobilier d’origine et quelques effets personnels du père du positivisme ainsi que des panneaux étayant sa carrière.

« A travers le musée et la bibliothèque, nous avons tenu à mettre en valeur la personnalité et la pensée d’Auguste Comte dont on estime qu’il a été un peu trop oublié au regard du rôle qu’il a joué dans l’histoire du pays, notamment sous la IIIe République où ses ouvrages ont eu une réelle influence sur Ferry, Clemenceau ou Gambetta  », nous explique David Labreure, responsable du lieu. Le musée est donc d’abord un lieu de mémoire où sont données périodiquement des conférences et colloques sur le sujet. Chose surprenante : on y croise autant de Français que de… Brésiliens.

« On l’ignore souvent mais il y a la devise positiviste « Ordre et progrès » sur le drapeau brésilien, ajoute David Labreure. Là-bas, beaucoup plus qu’en France, sa philosophie reste très étudiée ». Une petite visite s’impose donc, notamment pour ceux dont la philosophie positive reste encore un mystère – et nous sommes nombreux dans ce cas !