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La Mode retrouvée au Palais Galliera !

Jusqu’au 20 mars, le Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris, dévoile les trésors de celle qui fut considérée comme la plus belle femme de Paris, la comtesse Greffulhe. Des robes satinées, brodées, des accessoires, des tenues de soirée ou de journée, c’est l’ensemble de la garde-robe de cette grande parisienne qui est présentée dans cette exposition passionnante.

Plus qu’un simple dressing de la Belle Epoque, le Palais Galliera propose une immersion dans la vie de la comtesse Greffulhe. Cette femme étonnante régna sur les mondanités parisiennes pendant des années. Sa beauté la rendit célèbre et son altruisme, admirable. C’est Marcel Proust qui garantit son passage à la postérité sous les traits de la duchesse de Guermantes dans son oeuvre A la recherche du temps perdu. La comtesse était une femme surprenante, une avant-guardiste, un esprit libre et affirmé. Elle fut témoin et actrice de son siècle et connut un empire, deux Républiques, deux guerres mondiales, la Belle Époque et les Années folles. Très influente et très fortunée, ses résidences furent les centres névralgiques des grands rassemblements mondains. Elle s’investit dans les bonnes œuvres et produit des spectacles tels que Tristan et Isolde ou Le Crépuscule des dieux de Wagner… Elle fut soutien de Dreyfus, de Léon Blum, du Front Populaire mais s’investit aussi auprès de la communauté scientifique avec Marie Curie et l’Institut Radium… Aussi élégante qu’engagée, les apparitions de la dame sont toujours une attraction. Parée de tulles, de jupons et de dentelles, elle attirait tous les regards. Le Palais Galliera a réuni une cinquantaine de modèles portés par la comtesse dont des pièces historiques de grandes maisons de mode de l’époque telles Lanvin ou Worth. Ses parures sont le reflet de son âme et nous immergent dans la vie extraordinaire de la comtesse Greffulhe. 

  » Elle est difficile à juger, sans doute parce que juger c’est comparer, et qu’aucun élément n’entre en elle qu’on ait pu voir chez aucune autre ni même nulle part ailleurs. Mais tout le mystère de sa beauté est dans l’éclat, dans l’énigme surtout de ses yeux. Je n’ai jamais vu une femme aussi belle. » 
Lettre de Proust à Robert de Montesquiou, datée du dimanche 2 juillet 1893

                                

 

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