Le Conte D’hiver

Adeptes de nomadisme théâtral, tenez-vous prêts à embarquer avec l’Agence de Voyages Imaginaires. Chez Philippe Car, la clé de la consolation se trouve toujours dans les arts, festifs et pluridisciplinaires

Adeptes de nomadisme théâtral, tenez-vous prêts à embarquer avec l’Agence de Voyages Imaginaires. Chez Philippe Car, la clé de la consolation se trouve toujours dans les arts, festifs et pluridisciplinaires. Cofondateur et metteur en scène de Cartoun Sardines Théâtre pendant près de 30 ans, il crée en 2007 l’Agence de Voyages Imaginaires (basée à Marseille) avec Valérie Bournet, prônant l’esprit de troupe, la convivialité avec les publics. On retrouve sa patte avec cette version gouleyante du « Conte d’Hiver » monté en 2002 et recréé pour le 400ème anniversaire de la disparition de Shakespeare. L’opportunité pour lui de nous faire entendre cette pièce peu connue du grand maître élisabéthain en misant sur la tradition du théâtre de tréteaux mis en images et en sons (jouée en direct par les acteurs, tous musiciens). La fête démarre dans le hall à la façon du Globe Theater de Londres : on y voit les acteurs se maquiller, déambuler, jouer de la musique. Après la représentation, place à l’exposition, au cabaret et à la rencontre autour… d’un philtre d’amour ! Parce qu’il serait dommage de déflorer l’histoire, tout juste dira t’-on qu’il s’agit d’une réflexion sur la jalousie, la tyrannie, l’orgueil, la démesure (l’hybris) de l’homme puni pour avoir défié les Dieux. Scindée en trois actes, cette étrange « tragi-comédie féérique et musicale » défile entre noirceur et légèreté avec une dernière pirouette fantasmagorique (le personnage du Temps) dans une scénographie étourdissante d’André Ghiglione et Pierre Baudin. Une morte qui se réveille, de la pantomime clownesque, du surnaturel, de la magie : tout se brouille ici dans un  maelström ordonné d’une main de maître par Philippe Car et sa troupe simplement épatante (Valérie Bournet, Francisco Cabello, Philippe Car, Nicolas Delorme, Susanna Martini ou Lucie Botiveau, Vincent Trouble). Le prototype du spectacle-plaisir.

Jusqu’au 18 décembre, du mardi au samedi à 20h, dimanche à 16h au Théâtre 13/Seine, 30 rue du Chevaleret, 13è  M°  Bibliothèque F-Mitterand. Pl : 7€- 11€-13€-17€-26€. Tel : 01.45.88.62.22