Le Musée des Vampires et Monstres de l’Imaginaire

Lorsqu’on a contacté Jacques Sirgent pour qu’il nous parle de son antre secret, l’intéressé – écrivain-vampirologue de profession – a répondu par l’affirmative, en précisant tout de même que sa vocation n’était pas de « susciter la peur ou les frissons mais d’en délivrer les visiteurs en opposant les monstres de l’imaginaire à ceux, plus monstrueux encore, que l’on trouve dans la vie quotidienne ».

D’emblée, le ton était donné. Dans un flot de paroles captivantes (même si parfois difficiles à suivre), l’homme en noir aussi affable qu’érudit, nous a égrené ses théories sur tout ce qui tourne autour des légendes, de la mythologie, des rituels funéraires, de la sorcellerie, des religions et évidemment des vampires tout en assurant s’intéresser davantage « à ce que révèlent ces croyances sur la société d’hier et d’aujourd’hui » qu’aux créatures elles-mêmes.

Une fascination qui remonte à l’enfance et sa découverte à l’âge de sept ans du film Nosferatu, de Murnau. Depuis, le sujet ne le lâche plus, il a traduit le roman Dracula de Bram Stoker pour Flammarion, publié une tripotée de livres (dont l’incontournable Guide secret des vampires) et donné, en tant qu’« historien du mal », des conférences un peu partout sur le globe.

Son musée, unique au monde, prend la forme d’un petit cabinet de curiosités installé aux portes de Paris dans une vieille demeure familiale. Il y convie les plus téméraires à des visites-conférences insolites de deux heures où l’on croise en vrac un kit de protection contre les vampires datant du XIXe siècle, une copieuse bibliothèque et vidéothèque, des toiles, des affiches de cinéma, des photos dédicacées, des masques et des tas de choses rares, anciennes, bizarres, effrayantes et intrigantes que l’on ne risque pas d’apercevoir ailleurs.

A noter que ce spécialiste de la littérature gothique organise également des visites guidées au Père Lachaise à la découverte des aspects les plus ésotériques et fantastiques de ce célèbre cimetière dont il connaît – évidemment – le moindre recoin.