Les 10 expos à voir d’ici la fin de l’été

Paris ne prend pas de vacances, mais ses institutions, elles, font voyager. De l’Afrique au Japon en passant par la France, l’actualité parisienne célèbre, comme de coutume, l’Art dans toute sa diversité, sans connaître de frontières géographiques. Voici nos 10 expos incontournables à déguster au plus vite.

1. Trésors de l’Islam en Afrique

 


Aida Muluneh The World © Courtesy of the Artist and David Krut Projects New york Johannesburg

Il ne vous reste plus que ce week-end pour découvrir les Trésors de l’Islam en Afrique, mis en lumière par l’Institut du Monde Arabe.
L’occasion de prendre une belle claque culturelle devant les trésors enfantés par le mariage entre l’Afrique Subsaharienne et le monde arabo-musulman – qu’ils concernent l’architecture ou les récits sacrés.
13 siècles d’échanges marchands mais surtout culturels, donc, à découvrir sans plus tarder pour un périple des plus captivants.

Institut du Monde Arabe
1, rue des Fossés Saint-Bernard 75005

Jusqu’au 30 juillet 2017
6 à 12€

2. Magnum Analog Recovery


Leonard Freed, Harlem fashion show, 1963 © Leonard Freed / Magnum Photos

Une exposition ravissante tient parfois à peu de choses. Un anniversaire (l’agence Magnum fête cette année ses 70 ans), des archives qu’on décide un beau jour de diffuser, ou les deux. Heureux hasard ou non, la célébrissime agence fondée par les pionniers du photojournalisme, Capa, Cartier-Bresson, Rodger et Seymour, décide aujourd’hui de révéler des clichés d’époque secrètement restés aux archives.
L’exposition Magnum Analog Recovery, sous la direction de Diane Dufour, révèle donc aujourd’hui au grand jour les tourments d’une époque secouée au plus profond de ses idéologies. 

Le Bal
 6, impasse de la Défense, 75018, Paris
Jusqu’au 27 Aout 2017
4 à 6 € 

 

3. L’architecte – Portraits et clichés


Carte publicitaire de cigarettes © L’architecte

On connait son aura, sa posture et sa vision: depuis le Moyen-Âge, le personnage de l’architecte n’a eu de cesse de fasciner. Souvent mythifiée, la profession a, au cours des décennies, révélé des personnages fantasques et hauts en couleur – à l’image d’Auguste Perret, Charles Garnier, Le Corbusier et autres loufoques compères-. Aujourd’hui, la Cité de l’Architecture et du Patrimoine revient sur la genèse d’un métier dont les clichés ne demandent qu’à être déconstruits. Un arrêt sur image aussi riche que ludique réunissant nombre de photographies, extraits de films, tableaux et même objets personnels.

Cité de l’Architecture et du Patrimoine
1, place du trocadéro 75016
Jusqu’au 4 septembre 2017. 
 
De 6 € à 9 €

 

4. Game, le jeu vidéo à travers le temps


 © Laurent Lecat

Les jeux-vidéos, repères presque nécessaires de nombreux Digital Native, brillent par leur omniprésence. Sait-on cependant les origines et les raisons qui ont participé à leur apogée ? A travers son exposition transgénérationnelle,  l’Espace fondation EDF revient sur l’histoire d’un loisir qui ne cesse d’évoluer chaque jour un peu plus. L’occasion de réunir les petits comme les grands autour d’une exposition particulièrement créative qui met en lumière un phénomène de société méconnu.

Espace fondation EDF
 6 rue Récamier 75007
Jusqu’au 27 août 2017
Entrée libre

 

5. Ed Van der Elsken – La vie folle


 Ed van der Elsken / Collection Stedelijk Museum Amsterdam

Pour la première fois en France, le Jeu de Paume célèbre le génie d’Ed Van der Elsken, photographe au regard acéré. L’artiste, qui se définit lui-même comme un « chasseur », est un réel photographe du quotidien, un traqueur de l’instant T qui sait à merveille lire les âmes et les immortaliser. L’occasion de croquer la vie folle à pleines dents dans ce qu’elle peut avoir de plus marginal.

Jeu de Paume
1, place de la Concorde, 75008
Jusqu’au 24 septembre 2017

7,5 à 10 euros  

 

6. Mémoire et Lumière : Photographie japonaise 


 © Shomei Tomatsu. Collection MEP, Paris. Don de la société Dai Nippon Printing Co., Ltd.

La Maison Européenne de la Photographie honore cet été l’art photographique japonais à travers 540 oeuvres, doucement amassées par l’institution depuis les années 1990. 
Les artistes mis en lumière se retrouvent tous dans un acte artistique engagé, qui s’illustre notamment par une volonté de capturer l’identité japonaise au cours d’un XXème siècle fort en mutations pour le pays nippon.

Maison européenne de la Photographie
5-7 rue de Fourcy 75004
Jusqu’au 27 août 2017
4.5 à 8 €

 

7. Inextricabilia – Enchevêtrements magiques


© Marc Domage

Inextricabilia, ou « enchevêtrement », célèbre le compliqué, les retors et le bigarré. L’exposition multiforme rassemble des artistes et supports aussi riches que variés, plus ou moins connus (on y croise volontiers la célèbre Louise Bourgeois aux côtés d’artistes méconnus). Le parcours, qui invite volontairement à vagabonder, ne suit pas de chronologie particulière  et nous perd plutôt volontiers. Une belle métaphore de la vie et de son côté insaisissable qui saura plaire aux chineurs de l’étrange, aux amoureux du compliqué.

La Maison Rouge
10, Boulevard de la Bastille 75012
Jusqu’au 17 septembre 2017
7 à 10

 

8. Animer le paysage : sur la piste des vivants


© Sylvain Gouraud

Le Musée de la Chasse et de la Nature nous invite cet été à repenser notre rapport à la Nature, à travers une exposition qui soulève une problématique sociétale particulièrement forte. Au fil des oeuvres exposées, l’Homme est reconsidéré en tant qu’élément de la nature avant tout : à travers le champ de vision d’écologues, chasseurs, agriculteurs, l’exposition vise à rétablir la relation intime qui lie l’Homme à la nature.

Musée de la Chasse et de la Nature
62, rue des Archives, 75003
Jusqu’au 17 septembre
6 à 8 

 

9. Maurice Denis et Eugène Delacroix – De l’atelier au musée


© RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Adrien Didierjean

Le Musée Eugène Delacroix met en lumière, au sein de son exposition Maurice Denis et Eugène Delacroix – De l’atelier au musée, l’influence et la portée que le peintre romantique a pu avoir tout au long des générations sur les peintres qui succédèrent à son génie pétillant. Une véritable exposition-hommage au peintre fougueux qui stimula l’imaginaire de bon nombre d’artistes.

Musée Eugène Delacroix
6 rue du Furstenberg 75006
Jusqu’au 17 septembre

7 €

 

10. Carte blanche à Prune Nourry


© JOEL SAGET / AFP

Le Musée Guimet laisse cet été carte blanche à Prune Nourry et à ses sculptures essentiellement humanistes. Passionnée par la bioéthique, l’artiste se laisse volontiers inspirer par l’anthropologie et aime à questionner l’Homme et son rapport à l’intelligence artificielle, tout comme elle dénonce la sélection prénatale des genres, à l’aide de son « triptyque de projets » (sculptures, performances, installations), qui résonne subtilement avec certaines pièces de la collection permanente du musée.

Musée Guimet
6, place d’iéna, 75016
Jusqu’au 18 septembre
7 à 9,50
€ plein tarif