Les denses journées de la danse

Comment ça, vous ne connaissez pas encore la MPAA ?

Établissement culturel de la Ville de Paris créé en 2008, la Maison des pratiques artistiques amateurs possède déjà trois antennes dans la capitale. L’enjeu ? Soutenir et valoriser les projets des compagnies non-professionnelles. Avec l’ouverture enfin actée d’un 4e site (au sein de la Canopée les Halles), les amateurs de danse pourront enfin assouvir leur soif de créer dans de nouveaux studios super équipés. En attendant, l’édition 2016 des Denses journées de la danse revendique son éclectisme, à commencer par la danse urbaine de Brahim Bouchelaghem suivie de Flow et Xplor4tion, deux courtes pièces de Claire Moineau (Cie Atipik) entre Poppin’ et Waacking (danse groovy issue des années disco en Californie (les 3 et 4 mai).

Une belle mise en jambes pour la création d’Amélie Poulain, Qui est-ce ?, et le grand Bal Waacking animé par DJ Tal ! (le 5). Changement de cap avec Sébastien Perrault (Cie Olivier Dubois) qui se joue de notre perception avec À l’œil nu, porté par vingt amateurs (7 et 8), et jolies retrouvailles avec le chorégraphe Jean-Claude Gallotta présentant des extraits de Cher Ulysse (l’une de ses œuvres phare) et de Mammame (11 et 12). Juste le temps de souffler et Au suivant !, une chorégraphie échevelée pour vingt-cinq danseurs signée Julie Dossavi (14 et 15), puis Seventeen, un poème sonore et visuel conçu par François Stemmer  pour de jeunes ados sommés de faire corps avec les mots de Bowie et de Rimbaud (17 et 18) sans oublier une grande scène ouverte à deux troupes amateurs, Lumy 8 (Rendez-vous de Michka Riera Ayats) et la Cie Ünie dans les Rapides (Memento de Selin Dündar, le 20). Et pour clôturer ces denses journées sous une pluie de paillettes, Homard Payette dégainera son spectaculaire Labo & Bal Défipayette sur la musique de DJ Beat Slicer. On suit, forcément.

Note : 4/5