Les films de la semaine

Comme chaque semaine, retrouvez la critique cinéma A Nous Paris pour trouver le film qu’il vous faudra !

Le Fidèle

Note 4/5

Policier

De Michael R. Roskam, avec Matthias Schoenaerts et Adèle Exarchopoulos. Durée : 2 h 10.

Gigi (Mathias Schoenaerts) qui dit travailler dans l’import-export de voitures, tombe fou amoureux, et réciproquement, de Bibi (Adèle Exarchopoulos), une pilote de course. Jusqu’ici tout va bien, si ce n’est que Gigi n’ose pas avouer à Bibi son véritable job : braqueur de banques. Un lourd secret, des armes non moins lourdes, des complices insistants et un dernier coup qui évidemment tourne mal… Des ingrédients, qui, mis entre les mains du réalisateur de Bullhead et Quand vient la nuit, donnent, grâce son sens viscéral de la tragédie, un polar tendu et un drame passionnel intense au charme très envoûtant.

 

Carbone

Note 4/5

policier 

D’Olivier Marchal, avec Benoît Magimel, Gringe et Idir Chender. Durée : 1 h 44.

Chef d’entreprise en faillite à cause de problèmes fiscaux, Antoine Roca (Benoît Magimel) a une idée d’arnaque : créer des sociétés pour empocher la TVA sur la revente virtuelle de quotas de CO2 à de fausses entreprises. Une escroquerie réelle et lucrative, mais pas sans risques, voire très dangereuse si on a le malheur de s’acoquiner à des mafieux. En tout cas, un sacré coup pour Olivier Marchal qui en tire un thriller palpitant, à classer parmi ses meilleurs films.

 

Daddy Cool

Note 4/5

Comédie 

De Maxime Govare, avec Vincent Elbaz, Laurence Arné et Grégory Fitoussi. Durée : 1 h 37.

Lassée par l’immaturité de son mari Adrien (Vincent Elbaz), Maude (Laurence Arné) le met dehors. Problème, non seulement il reste, mais en plus, il crée une crèche à domicile. Or quand le personnage d’éternel adulescent toujours aussi bien campé par Elbaz se met à bosser, le je-m’en-foutisme et la bonne humeur sont au rendez-vous. Le tout avec une jubilation non feinte, et même une certaine tendresse chez ce loser lumineux et cette femme finalement accro à son côté rock’n’roll.

 

Carré 35

Note 4/5

Documentaire 

D’Éric Caravaca, avec la famille Caravaca. Durée : 1 h 07.

Comédien on ne peut plus talentueux, Éric Caravaca endosse cette fois le rôle de réalisateur. Armé de sa caméra, il interroge sa famille sur un secret bien gardé : le décès de sa sœur trisomique survenu avant sa propre naissance. Le début d’une quête familiale vers le carré 35 du cimetière de Casablanca où est enterrée cette petite fille. Et si l’exercice aurait pu se révéler voyeuriste, l’ensemble, filmé avec la pudeur et l’humanité propre au comédien, dessine un portrait de famille totalement saisissant.

 

D’après une histoire vraie

Note 2/5

Thriller 

De Roman Polanski, avec Emmanuelle Seigner et Eva Green. Durée : 1 h 40.

Écrivaine de renom, Delphine (Emmanuelle Seigner) croise la route de Elle (Eva Green), une biographe pour le moins ambiguë, qui s’immisce peu à peu dans sa vie. Une auteure en mal d’inspiration et une intruse déséquilibrée, donc, pour un polar psychologique éculé dans lequel Roman Polanski semble ressasser ses vieux démons sur la création, l’intrusion, et la perte d’identité, bien loin de ses chefs-d’œuvre d’antan et avec une Eva Green peu convaincante.