“Les Franglaises”, nouvelle version

Parfaitement jubilatoire, ce “feel good spectacle” interactif propose de traduire façon “Google Trad” (ou presque) les plus grands succès du répertoire anglo-saxon, pour ne plus jamais se retrouver “lost in translation” !

Parfaitement jubilatoire, ce “feel good spectacle” interactif propose de traduire façon “Google Trad” (ou presque) les plus grands succès du répertoire anglo-saxon, pour ne plus jamais se retrouver “lost in translation” ! L’idée a germé dans le cerveau bouillonnant d’un collectif de douze comédiens-musiciens-auteurs-vidéastes férus d’art scènement textuel” : le maître de cérémonie lit la traduction d’une chanson et dès qu’une personne dans la salle en a trouvé le titre original, le groupe l’interprète dans sa version littérale française. Qui aurait cru alors, sans passer pour un demi-fêlé, qu’il y aurait eu un jour une “Franglaises mania” ?

Aujourd’hui, pourtant, cette équipe (ex-Tistics) fédère un public fervent, conquis par ce concept rieur qui ne pratique pas les courbettes. Car parmi ces plus gros tubes, tous n’ont hélas pas été écrits par des fines lames. Excellents comédiens-chanteurs et réarrangeurs archi doués, les protagonistes ne se privent pas pour nous le faire remarquer, entre pastiches de haute volée, chorégraphies millimétrées et humour décalé. On y chante en chœur et souvent interloqué « Il pleut des hommes, Alléluia », un hit planétaire des Filles de la Météo (alias The Weather Girls), ou des standards comme « Bienvenue à l’Hôtel Californie. Oh quelle belle surprise, ramène ton alibi » ! Croyez-nous : une fois traduites, vous écouterez d’une autre oreille nombre de ces chansons.

Un dernier pour la route : « Je reste autour, de ville en ville, je garde l’esprit tranquille. Je fais du très bon pain. » Vous séchez ? Eh bien, les auteurs de ces paroles ineptes sont Les Garçons de la Plage (The Beach Boys). Les Franglaises sont de retour avec de nouvelles pépites (Queen, Eminem, Daft Punk…), mais aussi de nouvelles voix et plein de trouvailles. Et ce qui n’était qu’un petit jeu avec le public vire au déjanté. Euphorisant et planant.